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vendredi 7 novembre 2025

Persévérance | 2025, Tamaryokucha, Kancha Tea


Je n'ai pas écrit du tout hier, ni sur ce blog, ni sur l'histoire que je travaille ce mois-ci. Un inspecteur est venu examiner l'appartement, une question d'évaluation du bien matériel de ma coloc à qui il appartient, et j'avoue je m'en suis servi comme excuse pour flancher. Mon corps me fait des misères en ce moment. Je suis épuisé. 

Mais le lendemain c'est encore plus difficile. Il faut trouver une façon de s'y remettre, de se relever, de retrousser ses manches et continuer d'avancer. La vie ne s'arrête pas parce que j'ai besoin de la mettre en pause pendant 24h. 

On annonce encore de la pluie aujourd'hui... dans deux jours, ce sera de la neige. 

On en est là. 

Le Tamaryokucha que je choisis aujourd'hui, j'ai un mal de chien à l'infuser. Je l'ai ouvert très vite après son arrivée, beaucoup trop vite même, et c'est peut-être pourquoi je n'ai pas encore réussi à en tirer une liqueur qui me satisfait. Chaque fois que je l'infuse, c'est sucré certes, mais c'est aussi acidulé dans des proportions qui me dérangent. J'ai beau jouer sur les paramètres, peu importe ce que je fais il me donne l'impression chaque fois qu'il serait meilleur avec un grammage plus faible, des infusions moins poussées, un espace plus ample pour s'exprimer... mais dès que je réduis trop, je me retrouve avec des liqueurs sans force qui viennent s'échouer sur ma langue comme autant de baleines mortes. 

Il faut dire que mon kyusu est particulièrement petit : 85 ml d'eau à vide, rempli à ras bord. L'espace utile d'infusion, une fois les feuilles à l'intérieur, est probablement près du 50ml. Donc systématiquement je mets trop de feuilles, j'infuse pas assez longtemps sur la première et beaucoup trop sur la deuxième, etc. Je ne pense pas que ce petit tamaryokucha aime être poussé de cette façon. Et comme en plus j'ai complètement oublié ce que je faisais il y a 10 ans avec les thés japonais qui ne sont pas des sencha fukamushi, c'est très frustrant. 

Je retrouve la même frustration dans l'écriture en ce moment. M'exprimer à travers ce blog me semble beaucoup plus naturel, comme si j'avais complètement perdu la voix anglaise que j'ai passé dix ans à développer. Je suis rouillé et je sens que ce manque de pratique autant au niveau technique qu'au niveau du langage s'y mettent à deux contre moi en ce moment.

Mais je sais aussi que pour l'écriture comme pour le thé, la vérité, c'est qu'il y a une bonne dose de blocage psychologique qui entre en jeu. Si je suis convaincu que mon thé est terrible, que mon écriture ne mène à rien, je n'arriverai jamais à en tirer quoi que ce soit. Dans un cas comme dans l'autre. 

Alors j'ignore ces pensées. Je persiste. J'écris à m'en défoncer les doigts. J'infuse ce satané Tamaryokucha un matin de plus. J'accepte qu'encore une fois, ça ne sera pas satisfaisant, mais au moins j'aurai quelque chose dans la tasse. J'aurai quelque chose sur la page. Chaque pas en avant est une victoire personnelle contre l'inertie. Et un jour j'aurai l'espace de regarder derrière moi, de voir ce qui a été parcouru et ce qu'il reste encore à faire, et je serai fier de ce qui a été accompli... ou à tout le moins, je serai fier d'avoir tenté d'écrire mes propres pep-talks au lieu de me laisser engloutir par la défaite. 

Au point où j'en suis, mon personnage principal est sur le point de construire un engin qui lui permettra d'apprendre à voler. Bientôt j'arriverai à l'une de ces scènes charnières qui me tournent en tête depuis le tout début, l'une de celles qui ont fait que j'ai envie d'écrire cette histoire.

Côté thé, la troisième infusion, la dernière, est légère et herbacée, sans grande force mais agréable en bouche. Pour la première fois, j'ai envie de recommencer, de m'en préparer un deuxième. 

J'espère dans les deux cas que c'est signe que j'arriverai à y trouver plaisir bientôt. 

jeudi 17 mars 2016

2015 – (mai) Futsumushi Sencha, cultivar Asatsuyu, Asamiya, Shigaraki, Shiga, Japon

Dégustation du 17 mars 2016
Une première dégustation peu détaillée se trouve là.


Informations et provenance : Merci à Niva du blog Humeurs d'un Paradoxe et aussi du Forum des Amateurs de Thé pour cet échantillon en provenance de chez Florent, qui tient la boutique Thés du Japon. Malheureusement l'échantillon n'est plus à la vente si bien que les informations détaillées ne sont plus disponibles, ne reste plus qu'à goûter.


Détails d'infusion : 3 gr. / 85 ml en Kyusu de Tokoname et tasse basse de Julie Lavoie. Eau filtrée Brita, maintenue entre 70 et 80°C en Yama Glass Kettle. Pas de rinçage. Temps d'infusion : 30s. - 15s. - 45s. - pause pour manger - 1m.30s. - 2m.45s. - 5m. - dernière au jugé. Total de 7 infusions.


Vue : De longue et fines aiguilles vert sombre, rien à voir avec le hachis de feuilles auquel je suis plus habitué avec les fukamushi qui passent plus souvent dans ma kyusu. La liqueur est très claire, limpide, et le demeure toute la dégustation. 


Odeur : Déroutant pour moi qui n'ai pas l'habitude des sencha futsu mais très gourmand ! Une odeur charcutière de saucisse bouillie domine sur des parfums épicés de biscuits au gingembre, pain d'épice, et autres pâtisseries du même type. Dans le fond de tasse j'y retrouve la pâte de fruits, compote de coings et de poire, c'est très sucré et fruité, rien à voir avec le reste de la dégustation. 


Goût : La première infusion est végétale et fruitée, par la suite se développe de l'amertume, des arômes légèrement fumés, et autres saveurs de charcuterie (saucisson sec, chair à saucisse, etc.). Sur la deuxième ça devient plus vert, légumes bouillis et une petite pointe de menthe en fin de tasse. Ça s'atténue bien vite mais ça reste plaisant, j'en ai fait 7 infusions au final. Bien agréable malgré l'âge de cet échantillon, c'était un bon moment. Merci Niva !


Texture : En bouche la texture est merveilleuse, douce et caressante. La petite pointe d'amertume qui se développe chatouille les côtés de la langue et porte bien les saveurs, et la liqueur laisse un effet de fraîcheur dans la bouche après la troisième infusion. Franchement ça tombe dans l'estomac comme on tombe dans son lit, une sensation moelleuse et calme, relaxante. Une belle détente, vraiment. J'y reviendrai. 


Couleurs : Un rêve onirique de bleus et de verts, parsemé d'éclats blancs et jaunes qui s'envolent comme des petites bulles. 

lundi 7 mars 2016

2015 – Kukicha, Hiruma Yoshiaki, Iruma, Saitama, Japon

Dégustation du 7 mars 2016
 

Informations et provenance : Ce kukicha est un échantillon généreusement offert par Niva (Humeurs d'un paradoxe), obtenu à l'origine dans l'OST6 du Forum des Amateurs de Thé -- opération spéciale portant sur les thés d'Hiruma Yoshiaki, un producteur de sencha au Japon.
L'OST6 était une redite de l'OST4 qui avait eu lieu l'année précédente -- j'avais alors pu participer, mais je n'avais pas pris de Kukicha car je craignais les effets nocifs sur mon estomac (ayant eu des expériences précédentes désagréables avec ce type de thé). Cela dit, j'ai bien changé depuis la dernière fois que j'en ai bu, je n'y ai pas retouché depuis 2010, et après la dégustation d'hier je ne crains plus rien. Testons ! ^^


Détails d'infusion : 3 gr. / 85 ml en Kyusu de Tokoname. Eau filtrée Brita, maintenue entre 70 et 80°C en Glass Kettle. Pas de rinçage. Temps d'infusion : 30s. -15s. - 45s. - 1m30s. - 3m. - dernière au jugé. Total de 6 infusions.


Vue : C'est un kukicha, l'échantillon est donc fait de feuilles et de tiges mêlées. L'effet est joli, plus qu'avec le dernier que j'ai eu -- ici les tiges sont très pâles et jaunes, ce qui rend un contraste intéressant à l'oeil avec les feuilles bien vertes.
La liqueur est jaunâtre sur la première infusion, mais dès la deuxième elle prend une teinte vert clair, probablement en partie à cause des nombreuses particules de feuilles en suspend dans l'eau.


Odeur : Dans le paquet que Niva m'a envoyé, il y avait entre autres choses deux sachets de thé (dont celui-ci) et des brisures de bonbons des Vosges à l'eucalyptus. La description des parfums avant infusion de ces thés est donc délicate, car je soupçonne une contamination -- les deux ont les mêmes odeurs de bonbons et de pain d'épice. o.O (ça sent bon hein, c'est pas ça le souci ^^)
Dans le kyusu préchauffé, cela dit, je commence à me demander ce qui s'est produit -- alors que je perçois bien une trace de la verdure dont les autres comptes-rendus parlent, je renifle également de la brioche, des saucisses bouillies, du sucre, du pain d'épice et des friandises. o.O Les feuilles humides et l'odeur sous le couvercle ayant les mêmes parfums, je jette l'éponge. Ça sent bon, mais ça ne sent pas le kukicha. ^^
Heureusement le fond de tasse rattrape tout ça -- les parfums ici sont sur le fruit exotique, à mi-chemin entre la pêche et l'ananas.


Goût : La première infusion est étrange -- j'ai d'abord un goût de charcuteries sur la langue, puis une vague d'amertume à laquelle se succède des saveurs de mangues et d'ananas ! Une belle finale mentholée bouche l'ensemble.
La deuxième infusion, elle, est directement sur l'ananas. Je l'ai laissée refroidir et à un moment elle a laissé apparaître quelques traces plus végétales, mais c'est rapidement passé et bam, retour sur l'ananas.
La troisième en revanche est plus douce et végétale, les saveurs d'ananas ne revenant qu'au moment où la liqueur refroidit un peu, avec une petite pointe des saucisses qu'on retrouve dans les parfums. La suite sera du même tonneau, de plus en plus doux, pour ne plus laisser qu'une belle dernière infusion contenant peu de saveurs mais d'une grande douceur.


Texture : Une sensation de picotement passe sur la langue avec la liqueur, qui a autrement une texture crémeuse et épaisse. Comme tous les thés de Hiruma-san, la longueur en bouche est extraordinaire -- mais sinon c'est doux, c'est simple, c'est bon.
Un petit brûlement d'estomac à la première infusion me crispe, mais ça s'atténue rapidement et les suivantes passent comme du beurre. J'en conclus que c'était une réaction de l'estomac matinal mal réveillé, peut-être couplé d'une réaction réflexe liée à ce qui s'est produit lors de la dégustation d'hier. Ouf ! =)


Couleurs : Je ne sais pas pourquoi, alors que les thés verts de Chine ou de Corée se déclinent en différentes couleurs allant du rose au bleu, les verts du Japon jusqu'ici ont toujours des teintes vertes à l'exception du Hojicha (qui n'a plus grand-chose à voir avec un thé vert du coup). Ici ce sont des tourbillons de vert parsemés d'étincelles vert pomme, jaunes et blanches sur un fond noir et profond qu'on distingue à peine derrière tout ce vert.

samedi 5 mars 2016

2014 – Master Obayashi's Hijiri Hojicha, Okumikawa, Aichi, Japon, Postcard Teas

Dégustation du 5 mars 2016


Informations et provenance : Bon ! Maintenant que je suis à jour dans mes dégustations... xD
Voici un échantillon gentiment offert par Sébastien (Vacuithé), que je remercie d'avoir accepté de se départir de quelques grammes de son Hojicha choucou. ^^ Il le présente d'ailleurs très bien donc je lui laisse la parole, et sinon pour ceux qui lisent l'anglais, la version 2015 de ce même thé est encore disponible avec une petite présentation sur Postcard Teas.



Détails d'infusion : 4 gr. / 100 ml en "Prosperity Teapot" de Lin's Ceramics. Eau filtrée Brita, maintenue entre 80 et 90°C en Glass Kettle. Pas de rinçage. Temps d'infusion : 25s. - 1m. - 4m. - dernière au jugé. Total de 4 infusions.


Vue : Outre le petit mot adorable de Seb, les feuilles sont intéressantes. Elles sont dans des teintes que l'on attend normalement d'un Hojicha, allant d'un doré désaturé au brun clair, et sont constituées d'un mélange de feuilles et de tiges -- de toute évidence, il s'agissait d'un Kukicha avant d'être torréfié.
Je suis surpris par la quantité d'écume que forme ce thé. La liqueur sinon est ambrée et me rappelle la teinte d'un whisky vieilli ou d'un bon cognac.


Odeur : Les feuilles sèches dans leur petit sachet dégagent des effluves de miel et de grillé, le type d'odeur qu'on peut sentir quand on vient de démarrer un feu de camp, avant que le bois ne se calcine. Dans la théière chauffée, c'est le pain grillé qui ressort surtout, avec une petite pointe de tabac et d'écorce.
En revanche, sous le couvercle, à la surface de la liqueur et dans les feuilles mouillées, il n'y a qu'un parfum : popcorn ! Et il est entêtant, il reste longtemps dans le nez.
Finalement, le fond de tasse est sucré et mielleux, avec quelque chose de légèrement floral qui me rappelle le trèfle.


Goût : La liqueur est plutôt douce, avec des saveurs grillées et charbonneuses qui se transforment en miel léger. À partir de la deuxième infusion, j'ai une petite fraîcheur sur le bout de la langue qui apparaît quelques secondes après avoir avalé la gorgée.
Ce sont des saveurs qui demeureront avec moi tout le long de la dégustation, tantôt plus fortes, tantôt plus effacées, mais toujours réconfortantes. C'est bon, j'aime bien.


Texture : La liqueur est ronde, épaisse mais fluide, sans aspérités. Il y a une petite... amertume ou astringence ? Enfin c'est très léger, à peine perceptible, mais ça assèche légèrement le palais sans toucher à la langue. Sur la deuxième infusion il y a des petites sensations joueuses qui passent en frissons de la langue aux joues, c'est très spécial. À la troisième infusion, j'ai un picotement dans la gorge, mais la dernière est aussi lisse et fluide que les deux premières.
La première infusion n'avait pas une grande longueur en bouche, mais avec la deuxième qui était infusée plus longuement c'était nettement mieux. Dans tous les cas, c'est une boisson qui réchauffe l'intérieur dès la première gorgée, pile ce dont j'avais besoin hier alors qu'il faisait si froid.
Une petite fausse note peut-être, il y a une sensation étrange, quelque chose qui bloque au niveau du coeur -- c'est une sensation que j'ai souvent avec les shu, mais alors qu'avec ceux-ci elle est désagréable et contraignante (et inévitablement suivie de manifestations physiques plus pénibles), ici c'est simplement comme un petit poids à ce niveau. Ça rend l'expérience un peu étrange.


Couleurs : Les teintes sont désaturées -- un amas de plumes orangé clair, brun et beige sur un fond chocolat sombre. Quelques pointes de vert ici et là traversent ce qui me donne une impression de champ d'automne après les récoltes.

mercredi 27 novembre 2013

2013 – Guricha, Shizuoka, Japon, Camellia Sinensis


Informations et provenance : Err... oui, alors, essentiellement c'est dans le titre, hein. Pas beaucoup plus d'informations malheureusement, même sur la page de la boutique... Encore heureux qu'on sache que c'est un thé qui provient de Shizuoka puisqu'il y a quelques années encore, on se contentait d'afficher le nom du thé et sa provenance générale (ici, le Japon).
En tous les cas, il s'agit d'un Guricha (Mushisei-Guricha, dans la famille des Tamaryokucha, plus d'informations sur le Forum des Amateurs de Thé), thé vert japonais dont on a omis l'une des étapes dans le processus de fabrication, résultant ainsi en un thé qui a tout d'un sencha (thé étuvé donc) hormis la forme roulée des feuilles !


Détails d'infusion : 2 gr. / 125 ml en Kyusu de Tokoname. Eau filtrée Brita, chauffée en continu en bouilloire de verre à une température tentativement maintenue entre 70 et 75°C (bouilloire et pichet refroidisseur en porcelaine). Temps d'infusion : 30s. - 5s. - 15s. - 60s. Total de 4 infusions.


Vue : Ces feuilles, malgré leur magnifique couleur vert foncé, sont tellement en bouillie qu'elle font encore plus penser à un fukamushi qu'à un guricha... Quelques spirales caractéristiques (et le parfum qui en émane, bien sûr) rétablissent cependant la vérité. La liqueur est d'un vert très intense, accentué par les débris de feuilles qui passent à travers le filtre.


Odeur :Le parfum des feuilles sèches est puissant : mangues et ananas, mêlé de noix et d'un pôle légèrement légumé. Dans la théière chaude, c'est une odeur fraîche de noix qui ressort, mêlée d'une pointe finement végétale -- mais dès les feuilles mouillées, ce sont les asperges, le brocoli et l'huile de noix qui se laissent découvrir. La liqueur est plus sucrée, j'y découvre l'odeur de maïs mentionnée sur le site (première fois que je retrouve la même chose qu'eux, tiens !) et le fond de la tasse reflète ce même parfum de façon plus intense.


Goût : C'est très légumier et finement marin. La première infusion est à la fois sucrée et iodée, ce n'est pas un mélange qu'on retrouve tous les jours. Lorsque la liqueur touche la langue, elle passe progressivement du salé iodé au sucré (ça rappelle presque la saveur du poivron grillé), puis revient à un salé plus doux mêlé d'un peu d'acidité...
La deuxième infusion est beaucoup plus portée sur le légume cuit -- brocoli et asperges, peut-être même une pointe de choux de Bruxelles (j'en ai mangé récemment, ça paraît ? ^^ je les retrouve dans tout maintenant !)... Le tout s'estompe lentement en vagues sucrées.
La troisième infusion, elle, accentue le pôle marin, salé et iodé -- cependant, on sent les parfums passer légèrement en retrait, malgré la persistance des sensations en bouche. Une dernière infusion plus longue confirmera cette impression.


Texture : Épaisseur lactée, voire même crémeuse -- rarement trouvé des thés qui ont une plus grande présence en bouche. Cela dit, c'est très épais mais ça n'en est pas moins fin, avec une longue persistance qui évolue dans tous les sens longtemps après la dernière gorgée avalée.


Couleurs : Pétales de lumière jaune clair sur fond bleu-vert pâle... L'ensemble ici n'est probablement pas le mieux rendu, beaucoup plus sombre que ce que j'ai en tête, mais je vois mal comment le refaire autrement...