(Notes de 2012)
Informations et provenance : Voilà le problème, lorsque je néglige de prendre immédiatement en note toutes les données requises. Je sais qu'il s'agit d'un puerh violet de 2007 -- je sais qu'il vient de Terre de Ciel et qu'il avait autrefois une page à cette adresse (qui ne fonctionne plus)... et que je suis incapable de le retrouver autant sur le site lui-même que dans ma thé-o-thèque. Était-ce un échantillon ? Peut-être bien... le grammage excessif (7 gr. au lieu de mes 4 ou 5 habituels) aurait tendance à l'indiquer. S'il s'agissait d'une galette, il me faudra la redécouvrir dans mes placards (sans aucun doute dans le tiroir "thés violets et autres curiosi-thés", sous une ou deux autres galettes du même genre !). J'éditerai ici lorsque j'aurai plus d'informations, en attendant je vous laisse avec la nouvelle adresse de la boutique Terre de Ciel.
Détails d'infusion : 7 gr. / 100 ml en Purion. Temps d'infusion : 5s. - 5s. - 5s. -5s. - 10s (pause) 15 - 25 - 35 - 50 - 1m.30. Total de 10 infusion.
Vue : Je dois avouer qu'à première vue, les feuilles m'ont fait penser qu'il s'agissait uniquement de tiges ! Petites, torsadées au point d'en être enroulées sur elles-mêmes, elles sont d'une couleur très sombre allant du rouge brunâtre au noir violacé. Comme tous les thés Zi Ya, cependant, les feuilles mouillées deviennent rapidement d'un vert olive -- celles-ci sont plutôt abîmées, même s'il est possible d'y retrouver quelques fragments de feuille reconnaissables. Contrairement à ce que son nom indique, je n'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait tant de bourgeons... La liqueur est orangée et trouble, on ne voit ni le fond de la tasse, ni même de l'autre côté du pichet de verre ! L'ensemble est semblable à du miel qui aurait commencé à cristalliser.
Odeur : L'odeur des feuilles sèches est très douce -- on y décèle à peine quelque chose d'agrumé. Celle des feuilles humides développe un parfum fruité, un peu terreux -- on sent que c'est un thé qui a des origines terrestres. Et sous le couvercle, est-ce de la pêche ? La liqueur, sous une pointe légèrement iodée, laisse toujours percevoir un arôme de pêches, de nectarines -- quelque chose de vert, de légèrement fumé et en surprise finale, des pâtes de fruit !
Goût : Très rond, ce pas du tout comme l'odeur -- c'est moins sucré, un peu poivré, avec une amertume douce résiduelle qui porte et transforme les arômes. Le retour est long en bouche, avec des saveurs camphrées qui deviennent de plus en plus fumées et... écorcées ? à mesure que les infusions s'enfilent. Un peu monolithique au final, mais l'évolution est intéressante.
Texture : La liqueur tapisse la bouche d'un filin lisse, un peu âcre -- c'est une texture pleine d'aspérités mais curieusement douce, faite de contrastes. Impossible de blâmer cette douceur sur un grammage trop faible, il faut donc en déduire que c'est celle du thé lui-même.
Couleurs : Feux d'artifices blancs sur fond texturé mauve/orangé. Difficile à décrire -- c'est riche et atténué à la fois, les mouvements sont complexes mais comme au ralenti. Est-ce une vision verticale, que l'on regarde devant soi en levant un peu la tête, ou est-ce plutôt un reflet que l'on perçoit en regardant à ses pieds, d'un point de vue en hauteur ?
