Je suis quand même bien content d'être à l'intérieur quand la nature se déchaîne comme ça.
Parlant de nature sauvage... Le thé des deux derniers jours (commencé hier, terminé aujourd'hui) est fait de bourgeons de puerh, cultivar "sauvage" (Ye Sheng) et violet, dont je suis vraiment surpris de n'avoir pas fait de compte-rendu par le passé car c'est un thé qui tourne régulièrement chez moi. On le trouve chez Yunnan Sourcing à un prix encore très raisonnable, une fois n'est pas coutume. Fruits exotiques, boisé doux, une touche d'épice (muscade peut-être ?), un léger fumé avec des arômes type BBQ, une texture liquoreuse épaisse qui tapisse les papilles, des feuilles qui durent, qui durent... la liqueur est moins pure et raffinée que la version de Hojo Tea, les bourgeons sont deux à trois fois plus petits, mais c'est bien la même palette, le même type de thé. C'est un thé que j'aime boire même les jours où je n'ai pas envie de thé. Peu importe son mode de préparation, il est très difficile à rater. Les bourgeons sont magnifiques, je ne me lasse jamais de les contempler. Toutes ces couleurs qui se révèlent dans l'eau chaude, et puis ces formes délicates aux extrémités pointues qui ont pour moi quelque chose d'attendrissant... un délicieux paradoxe.J'ai du mal à me faire au changement d'heure cette année. Peut-être parce que j'ai beaucoup vécu la dernière au rythme de la course solaire plutôt qu'au rythme des horloges, et ce retour de la noirceur en début de matinée m'est difficile.
L'équinoxe commence à s'annoncer cela dit, et ça, ça me fait bien plaisir. Je le vois à la progression du soleil en bord de fenêtre. La partie sombre de l'année est bien sombre. Mais pendant la moitié lumineuse, les rayons s'avancent à l'intérieur et viennent frapper le mur contre lequel j'ai mon lit... et là ça y est presque ! Lumière naturelle, mon amour.Il n'y a vraiment rien de tel pour accompagner le thé. À moins que ce soit un wulong... mais ça c'est une autre histoire.

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