dimanche 24 novembre 2013
2012 – Gu Shu Cha (maocha), Wang Bing, Yiwu Shan, Yi Wu, Mengla, Xishuangbanna
Informations et provenance : Encore un échantillon de Sébastien, un grand merci ! ^^ De plus, si j'ai bien regardé sa liste de thés, il s'agit de l'un de ceux dont il n'a pas (encore ?) parlé sur son blog... suspense !
Il s'agit donc d'un maocha de Yiwu acheté via Olivier, produit par Wang Bing et, à moins que je me trompe, il s'agit du maocha utilisé pour produire cette galette (ou en tout cas, à priori, les noms correspondent).
Détails d'infusion : 5.4 gr. / 150 ml en terre Duan Ni. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 10s. - 15s. - 20s. - 25s. - pause - 30s. - 40s. - 60s. - 90s. - suite au jugé. Total de 10 infusions.
Vue : De belles longues feuilles entières, bien torsadées, d'un brun clair louchant vers le jaune ocre. Mouillées, elle redeviennent rapidement du vert clair typique des thés plutôt jeunes, peu oxydés par le temps. De même, la liqueur est plutôt pâle, un jaune clair d'une grande limpidité dans lequel on retrouve très peu d'impuretés.
Odeur : Le parfum des feuilles sèches est frais ! Comme une bouffée de vent un matin d'hiver en montagne, avec la petite pointe résineuse qui rend l'effet d'une grande pureté. Dans la théière chaude, contraste : le parfum est rond, difficilement identifiable -- j'ai l'impression de retrouver le poudreux des biscuits au beurre peu sucrés que ma grand-mère trempait dans son thé quand j'étais petite, mêlé d'un quelque chose vaguement fruité (pruneaux peut-être ?) et résineux/épicé... bon, passons à la suite, même en mettant mon nez carrément dans la théière, j'arrive pas à en tirer plus que ça...
Les feuilles mouillées, le couvercle et la liqueur reprennent le même type d'odeur que lorsqu'elles étaient chauffées, avec une pointe d'acidité en plus. J'ai toujours cette impression vague de poudre de biscuits mêlée d'épices, mais je n'arrive pas à bien identifier... Le fond de tasse est magnifique, ce musqué fruité que j'aime tellement en grande intensité, mêlé de subtils parfums épicés qu'on perçoit jusque dans le fond de la gorge (et ça reste longtemps dans la tasse, sapristi !).
Goût : C'est définitivement épicé ! Changeante, la liqueur est subtile -- il suffit d'une seconde pour perdre des arômes qu'on perçoit partout dans la bouche : langue bien sûr, palais, sous la langue, dans les joues, sur et derrière le voile du palais, j'ai même une pointe de sucre fruité pile sur la glotte... ! Franchement, il ne m'en faudra pas beaucoup pour être complètement conquise.
Épices, donc, et sucre fruité, on retrouve également le résineux que je percevais dans le parfum des feuilles sèches -- c'est enrobant sans être particulièrement rond... profond, disait Olivier, et c'est un terme avec lequel je me trouve en accord. Pas de trace d'amertume dans la première infusion, mais une bonne longueur en bouche. Si seulement j'arrivais à identifier ces épices, ça commence vraiment à me travailler...
La deuxième infusion développe un début d'amertume qui s'intensifiera en saveurs résineuses à mesure que les infusions se succèdent -- et paradoxalement, c'est ce qui m'aide à identifier des saveurs de coriandre ! Enfin ! Avec la saveur subtile du poivre long qui se développe longtemps après la dernière gorgée avalée.
Texture : Enrobante ! Pas réellement grasse ni huileuse, la liqueur s'étale bien pourtant dans la bouche et y reste. Un peu de sécheresse suit le passage, mais pas assez pour que ce soit désagréable -- c'est juste suffisant pour avoir envie de prendre une autre gorgée. C'est un thé qui rend de bonne humeur, avec juste ce qu'il faut d'énergie pour donner envie de sautiller, sans rendre fébrile pour autant. Parfait pour les moments précédant un peu de jogging, je dirais !
Couleurs : Doré, vert, orangé sur fond noir, avec quelques étincelles bleues et jaunes ici et là. C'est très vivant, ça bouge de façon harmonieuse -- d'ailleurs ce mouvement est bien présent, impossible à manquer !
samedi 23 novembre 2013
2007 – Fu Lu Yuan Cha, FengQing LongQuan ChaYe, Lincang
Informations et provenance : Cet échantillon gentiment offert par Sébastien du blog Vacuithé (merciii ! ^^) a reçu le surnom de "galette mystère" lorsqu'il l'a reçue en 2011. Je laisse Olivier et Sébastien en parler, ils le font mieux que moi !
Détails d'infusion : 5 gr. / 150 ml en terre Duan Ni. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 20s. - 25s. - 30s. - 40s. - 60s. - pause - 1m. - 1m.30s. - 2m. - suite au jugé. Total de 12 infusions.
Vue : La galette ne devait pas être pressée trop fortement puisque mon échantillon est presque entièrement composé de feuilles détachées, d'un brun presque noir, façon maocha. Elles ont l'air un peu sèches d'ailleurs, ces feuilles... enfin, plus sèches que d'habitude, quoi.
La liqueur est très sombre, orange brûlé tirant par moment sur le rouge, une couleur bien saturée qui promet une belle concentration de saveurs.
Odeur : C'est très frais ! Presque mentholé, bien que très végétal en même temps. Les feuilles sèches dans la théière chaude dégagent une composante musquée et légèrement fumée, c'est plutôt doux. Les feuilles mouillées ont une odeur fumée, le couvercle quand à lui retient des parfums végétaux, un mélange fumé/amer/frais intéressant. La liqueur est sur la même note, très végétale, avec une fin de tasse musquée/fruitée mais pas particulièrement sucrée, plutôt... poivrée ! C'est surprenant. La liqueur en refroidissant prend l'odeur de la fin de tasse, c'est très agréable...
Goût : L'effet est immédiat : un mélange fumé/boisé/frais sur la langue, comme si je léchait l'écorce de quelque chose... un conifère ? On retrouve dans la tasse une amertume bien dessinée mais la liqueur passe sans aspérités (du moins à la première infusion).
La suite est définitivement sur le conifère ! Épinette/épicéa, sève et résine très forte, toujours une composante fraîche en arrière-goût... La rétro-olfaction laisse apparaître cette pointe de musc fruité qu'on retrouve vaguement en fin de tasse.
Quelque chose me rappelle l'enfance, mais je n'ai pas encore déterminé quoi... Ah si ! J'ai l'impression de boire un concentré des odeurs qu'on retrouve en camp scout ! Belles sensations, en tout cas, j'ai beaucoup apprécié cet échantillon.
Texture : Texture un peu grasse, huileuse mais à la fois très fluide, sans aspérités contrairement à ce que pourrait laisser croire les saveurs résineuses qui m'évoquent irrésistiblement l'odeur des aiguilles de sapin et de l'épinette/épicéa fraîchement coupée. Le passage de la liqueur laisse derrière quelques saveurs boisées qui demeurent longtemps en bouche et font saliver. Hmmm...
Couleurs : Sans surprise, un parterre d'aiguilles vertes et brunes, des racines sinueuses, des reflets d'eau... Difficile à mettre en mots, et je ne suis pas totalement convaincue que l'image parvient à rendre l'effet exact, mais c'est le mieux que je puisse faire.
2006 – Mang Fei Shan Organic, Zi Yu Yongde Tea Factory, Yong De, Lincang
Informations et provenance : Suite à la dégustation de l'échantillon de Min Feng gentiment fourni par Nicolas (Le Thé et le Chemin), je me suis lancée et j'ai mis la main sur cette galette, ainsi que sa soeur que je présente ici !
... ou plutôt son frère, car la Min Feng et la Mang Fei sont des jumeaux de genre différents et il s'agit ici de la partie "masculine" du binôme.
L'une et l'autre ont été présentées de nombreuses fois à travers les années -- Sébastien bien sûr (Vacuithé), Hobbes (The Half-Dipper), Nicolas également qui avait présenté un article comparant les jumeaux côte à côte... s'il existe d'autres comptes-rendus pour cette galette que j'aurais loupé, faites-moi signe ! Je me contenterai de mon côté de signaler qu'elle est encore disponible (mais pour combien de temps ??) sur Yunnan Sourcing.
EDIT:
EDP (Clarthé) signale aussi quelques autres comptes-rendus beaucoup plus anciens, dont l'un d'eux est encore en ligne : celui des archives de Philippe (La Galette de Thé) qui se trouve ici. Un compte-rendu datant de 2007, un an après la sortie de ce puerh, qui est plutôt intéressant à lire.
Détails d'infusion : 5 gr. / 150 ml en terre Duan Ni. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 20s. - 25s. - 30s. - pause pour la nuit. Reprise le lendemain : 40s. - 45s. - 60s. - suite au jugé. Total de 12 infusions.
Vue : Les feuilles sont plutôt grandes, disons moyennes à grandes -- sombres mais nuancées de brun chaud, de violet, d'ocre brun clair, il y a même du vert olive foncé... Elles luisent beaucoup, par l'effet de nombreux bourgeons qui paraissent argenté à la lumière. La galette a été compressée plutôt solidement, mais ce n'est pas non plus ce qu'il y a de plus difficile à entamer (pas comme une brique ou un tuo par exemple, les feuilles se détachent aisément sur les côtés).
La liqueur est d'un jaune qui tire sur l'orangé, très semblable aux couleurs des précédentes galettes de 2006 que j'ai eu l'occasion de goûter. Quand aux feuilles humides, la majorité sont relativement entières et plutôt solides, il y a peu de brisures. On discerne quelques tiges et feuilles jaunes, mais pas trop non plus.
Odeur : La première chose qui me frappe, c'est que l'odeur que j'associe maintenant aux galettes de Yong De me paraît... assombrie ! Un "Yong De sombre" ?! Les parfums "jaunes" ici me paraissent "violets"...
Bon, de façon moins abstraite : les pôles sont fruités et épicés, ça me rappelle fortement les parfums de brioche aux raisins secs qui viennent de sortir du four. Les feuilles humides dégagent une odeur fumée et un peu boisée, celle du couvercle et du fond de tasse est définitivement épicée ! On retrouve toujours ces raisins secs, du musc, du sucre de fruits, quelque chose qui me rappelle la grenade... je crois que je discerne même quelque chose qui me rappelle vaguement un tabac de bonne marque, sombre et parfumé. La liqueur elle-même a peu de parfums, donc passons à la dégustation proprement dite.
Goût : Un pôle fumé/boisé bien marqué me frappe à la première gorgée. Je retrouve très vite en plus les arômes déjà perçus dans les feuilles et le couvercle de la théière -- des épices, des raisins secs, de la grenade, du musc... quelque chose qui me rappelle un peu l'écorce d'érable, ou d'un feuillu du moins... C'est presque un jus de fruits -- à vrai dire, je pourrais m'y tromper s'il n'y avait pas cette belle amertume qui s'arrondit en bouche et porte les saveurs.
Les infusions subséquentes développent l'écorce plus avant et je retrouve également des traces de ce tabac perçu plus tôt à l'odeur. L'impression générale de quelque chose de sombre (de "violet", comme la couleur et pas comme le thé violet !) se confirme...
Texture : Alors je dois d'abord mentionner que la longueur en bouche est impressionnante. Même lorsque les nombreux retours se sont atténués, la salive prend le relais et libère des saveurs sucrées de friandises, de fruits confits au sucre -- quelque chose à mi-chemin entre l'écorce d'orange et la compote pommes-fraises. De l'autre côté, le pôle écorce/boisé grattouille un peu le fond de la gorge... La liqueur est plutôt limpide et ample en bouche, elle passe bien sans trop d'aspérités hormis ce grattouillement que je viens de mentionner. Elle me fait moins d'effet que l'échantillon de Min Feng, Nicolas avait raison sur ce point (d'ailleurs j'ai une galette de Min Feng qui est arrivée en même temps que celle-ci, je me ferai un plaisir de goûter et de re-comparer...), mais il faut dire qu'après la triste nouvelle reçue il y a deux jours, je suis probablement moins réceptive aux effets sur le corps...
Couleurs : Des teintes de vert/orangé superposées avec des bleu/vert/violet, en damiers et spirales virevoltantes. L'ensemble est sombre et harmonieux, doux mais complexe.
Printemps 2009 – Luanze Concubine Oolong (Guei Fei) "sauvage", Feng Huang, Taiwan, Teamasters (Évolution)
(La première dégustation, faite en 2010, se trouve ici.)
Informations et provenance : Ce thé provient à l'origine de chez Stéphane Erler (blog Teamasters) qui en a parlé dans un article ici. Je le lui avais acheté à l'automne 2010 et maintenant, trois ans plus tard, j'ai le plaisir de redécouvrir quelques grammes au fond de mon tiroir à wulong, derrière quelques sacs de Bai Hao... testons-les donc !
Détails d'infusion : 5 gr. / 125 ml en Gaiwan "Lotus". Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 15s. - 20s. - 30s. - 40s. - 60s. - 1m.20s. - 1m.50s. - suite au jugé. Total de 9 infusions.
Vue : Les feuilles sont vraiment très petites -- un bourgeon, une feuille, un minuscule début de bourgeon... et c'est tout. Non-roulées, contrairement à ce qu'on retrouve généralement dans un Guei Fei, elles ressemblent davantage à des feuilles de Bai Hao -- légères, floconneuses, de toutes les couleurs. Post-infusion, cependant, on remarque qu'elles sont plus vertes, beaucoup moins oxydées que leur contrepartie "mère"... probablement l'un des seuls points communs avec les Dong Ding qui forment l'autre "parent" de ce thé.
La liqueur est sombre, orange brûlé à rouge profond sur les toutes dernières infusions -- elle a bien évolué dans ses couleurs depuis la dernière fois que je l'ai goûtée.
Odeur : Un premier pôle boisé, fruité et sucré des feuilles sèches se transforme dans le gaiwan chaud en miel d'automne boisé (rugueux, même !) et en fruits rouges (raisins, cerises, etc.). Les feuilles mouillées dégagent les mêmes parfums, mais avec un petit quelque chose de frais, végétal peut-être ? Dans le couvercle, une seule chose à dire : SUCRE !
Après quelques inspirations, on découvre du boisé/végétal en retrait, de la compote pomme/poires, une certaine "profondeur" qui n'y était pas auparavant... Finalement, dans le fond de la tasse, retour au miel boisé et au fruité sucré du début.
Goût : Ce sucre ! C'est inimitable, je n'ai jamais retrouvé dans un thé un arôme pareil.
La première fois que je l'avais goûté, je me souviens avoir eu dans la tasse un petit goût acidulé qui me rappelait le raisin -- cette fois, rien d'acidulé, mais un boisé/torréfié d'autant plus intéressant qu'il se trouve en contrepoint de tout ce sucre.
Vers la troisième et quatrième infusion, le thé reprend sa jeunesse. Ce qui était boisé, torréfié, mielleux redevient frais -- j'ai l'impression de croquer dans une poire dure, encore un peu verte. Le torréfié/miellé revient vers la cinquième et cette belle évolution du "jeune" qui laisse peu à peu la place au "vieux" dure jusqu'à la fin de la dégustation.
Texture : C'est épais comme du nectar mais très très fluide, ça coule en bouche comme de l'eau, puis ça laisse une... pas vraiment une sécheresse, mais une sorte de picotement sur la langue qui fait saliver. Son effet sur le corps est "assagi", on sent bien qu'il ne s'agit pas d'un thé de l'année -- cependant, il n'en est pas moins puissant. Le potentiel de "tea-vresse" dont parlait Stéphane est encore bien présent...
Petit manque d'endurance, cependant -- j'avais souvenir d'une dégustation sur 12 infusions, cette fois à 7 on commence à être juste.
Couleurs : Lignes vertes et rouges qui virevoltent dans l'espace, éclats jaune doré qui explosent comme des petits soleils ou des feux d'artifice... C'est très vivant, je ne sais pas comment décrire ce thé autrement... vivant.
Libellés :
2009,
Feng Huang,
Guei Fei,
Taïwan,
Teamasters,
Wulong
2005 – Li Shan Tie Guan Yin, Li Shan Diao Qiao Tou, Taiwan, Tea Urchin
Informations et provenance : Il s'agit ici d'un des six échantillons du pack "OSV 1 : Tea Urchin" du Forum des Amateurs de Thé. Possédant sa fiche individuelle chez ce vendeur, on y apprend (entre autres informations) qu'il s'agit d'un thé d'hiver, récolté en 2005 et ayant été soumis à un long flétrissage avant de passer au fil des années par neuf torréfactions traditionnelles successives avant d'être offert à la vente. Merci aux admins qui ont organisé cet événement !
Détails d'infusion : 5 gr. / 150 ml en XiShi DuanNi et yunomi de David Rose. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 25s. - 35s. - pause pour la nuit. Reprise : 40s. - 60s. - 90s. - suite au jugé. Total de 9 infusions.
Vue : De jolies boules bien compactes aux teintes brun clair entremêlés de reflets vert et rouge... et comme mentionné sur la page de Tea Urchin, c'est vrai qu'elles font une sorte de "ping" aigu en tombant dans la théière ! En se déployant, beaucoup d'entre elles demeurent sombres, à demi-recroquevillées -- l'effet de la torréfaction, je suppose. La liqueur passe du jaune clair à l'orangé profond, et surprise au matin ! Un épais cercle d'écume blanche lors du rinçage pré-réinfusion, alors que la veille il n'y avait rien.
Odeur : Les feuilles sèches dans leur sachet ont un parfum boisé/torréfié qui a des accents de mélasse et de réglisse. Dans la théière chauffée, elles dégagent des odeurs de bois de santal -- un parfum que je n'apprécie pas normalement, mais qui ici passe étonnamment bien. Je retrouve dans les feuilles humides un fort parfum de miel de sarrasin plutôt corsé, et la liqueur dégage elle aussi des effluves puissants, beaucoup plus frais en revanche... végétaux, presque floraux. Le fond de la tasse conserve des parfums de miel et de sucre très longtemps après que la liqueur ait été épuisée et le couvercle, lui, retient plutôt les notes boisées.
Goût : La première gorgée est intense en saveurs mêlées de boisé et de fruité -- j'y trouve du miel et de la réglisse, quelque chose qui me rappelle vaguement la sève de bouleau (résineux avec une pointe mentholée fraîche en fin de gorgée), et bien sûr le bois de santal qui est toujours bien présent dans les notes de torréfaction. Les infusions subséquentes balancent le boisé, le fruit mûr miellé et les notes réglissées, le tout laissant parfois apparaître des notes minérales qui rappellent bien qu'il s'agit d'un Tie Guan Yin originaire de haute montagne.
Texture : La texture est irréprochable -- fluide avec peu d'aspérité, mais une grande présence en bouche et une bonne longueur. L'effet sur le corps est cependant ce qui m'impressionne le plus -- peut-être est-ce le fait que j'étais déjà très fatiguée, mais quelques gorgées de la première infusion seulement et j'ai les yeux qui se ferment tout seuls !
Couleurs : Violet, brun, couleurs sombres... c'est flou et très difficile à identifier, peut-être à cause de la fatigue ? L'ensemble n'est pas très clair...
Libellés :
2005,
Curiosi-thé,
David Rose,
Hung Shui,
Li Shan,
Taïwan,
Tea Urchin,
Tie Guan Yin,
Wulong
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