mardi 1 mars 2016

2013 – Yiwu Peacock Blend "Spring", Yi Wu, Mengla, Xishuangbanna, Tea Urchin


Informations et provenance : Voici une dégustation... que je n'aurais pas dû faire. ^^
Elle a été faite à Montréal, dans des circonstances où j'étais sans cesse dérangé, avec une eau peu recommandable, dans un environnement peu familier (enfin, chez ma mère quoi, familier mais pas pour le thé !) et surtout dans un état d'esprit qui n'était pas idéal pour une dégustation.
Mais je l'ai faite, et voilà, autant la poster même si elle arrive deux ans en retard. Elle n'est pas complètement dénuée d'intérêt.
Ce jeune puerh produit par Tea Urchin est l'un des thés de l'OS : Tea Urchin du Forum des Amateurs de Thé, opération spéciale qui a déjà été présentée dans d'autres posts et que je ne me sens pas le besoin de réexpliquer. C'était au moment de sa sortie un thé d'entrée de gamme et qui encore aujourd'hui demeure à un prix très raisonnable. Les retours de l'opération se trouvent ici, si vous en avez lue ou faite une ailleurs, n'hésitez pas à me contacter.


Détails d'infusion : 5 gr. / 125 ml en Gaiwan JiHua. Eau du robinet de Montréal, non filtrée et chauffée en bouilloire de plastique. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 25s. - 35s. (bu par ma mère) - 45s. - pause pour refaire chauffer l'eau - 50s. - 60s. Total de 7 infusions.


Vue : C'est une galette très peu compressée -- en sortant les feuilles vert clair du sachet, on pourrait presque croire qu'il s'agit de maocha. Mes photos ne rendent pas justice à la teinte des feuilles mouillées, mais la liqueur est particulièrement claire et lumineuse. Un peu d'écume a tendance à s'accumuler sur les bords des tasses -- peut-être qu'avec une autre eau, on aurait droit à quelques effets d'huile dansants sur la liqueur.


Odeur : C'est frais, c'est floral avec quelques relents fruité, c'est sucré, c'est printanier. Les feuilles sèches dans le gaiwan chaud sentent les abricots secs et le menthol. Les feuilles mouillées gardent une composante fruitée mais ont surtout une odeur de musc, et c'est le parfum sous le couvercle qui étrangement développe une certaine amertume (bien qu'étant par ailleurs sur les mêmes odeurs que les feuilles mouillées). La liqueur a peu d'odeur, le fond de tasse pareil. Je mets l'eau en cause.


Goût : La première infusion, peut-être un peu légère, est presque typée jus de fruits ! En fait, à force d'infuser, je réalise que c'est vraiment un thé très léger de goût, délicat -- le type de thé qu'on doit boire en faisant attention au risque d'en voir passer les complexités sans avoir pu les saisir... très floral en tout cas, type nénuphar je dirais... mériterait probablement un dosage un peu plus fort. Je suspecte aussi que l'eau de Montréal a tendance à l'étouffer... il faudra revérifier à Québec !


Texture : Plutôt rond, mais passe dans la bouche de façon assez fluide, sans laisser beaucoup de traces. Mes notes s'arrêtent là.


Sons : "Film III" de Jorane est l'une de mes chansons préférées. Je l'ai entendue pour la première fois en 2008 alors que je terminais mon diplôme en Arts et Lettres -- et j'ai su immédiatement qu'elle était parfaite pour la routine de jonglerie que j'étais en train de travailler. Mais c'est plus que ça -- elle m'a accompagné lorsque j'écrivais, lorsque j'avais besoin de décompresser, dans mes hauts et bas émotionnels, lorsque j'ai été hospitalisé... Et maintenant elle m'accompagne pour cette dégustation, non pas spécifiquement parce qu'elle va bien avec le thé, mais parce qu'au moment de le boire je suis à Montréal avec mon grand-père qui est sur le point de décéder.

(Cette dégustation date de novembre 2013 -- mon grand-père est décédé début février 2014, après un long combat contre la leucémie.)



Couleurs : C'est vert, mauve, rose, blanc... ça me fait penser à un bouquet de fleurs de printemps dans un nuage de brume. Difficile de percevoir les détails, les couleurs, les mouvements... C'est une vision un peu onirique.

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