mardi 1 mars 2016

2013 – Yunnan Sourcing's "Jing Mai Mountain Wild Arbor", Mangjing, Jing Mai, Pu'Er (Simao), Yunnan Sourcing


Informations et provenance : Voici un thé produit par Scott de Yunnan Sourcing, dont les feuilles proviennent des monts Jing Mai dans la région de Simao. La description indique qu'il s'agit de thé "sauvage". Maintenant, est-ce réellement le cas ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce label "sauvage" ? Est-ce un jardin semi-abandonné, des anciennes plantations, un cultivar spécifique, autre chose ? Plusieurs interrogations à ce sujet, peu de réponses...
Ça n'empêche pas le thé d'avoir un label "sans pesticides" comme tout ce que produit Scott depuis quelques années, et comme j'ai un préjugé favorable à la base pour ses thés qui sont souvent intéressants, je me contente de hausser les épaules et de mettre ce "détail" sur le dos du blabla vendeur (auquel je me fie normalement assez peu de toute façon).
Ce thé est encore disponible à la vente et on peut le trouver ici.
Si vous l'avez déjà dégusté et fait un compte-rendu, n'hésitez pas à me faire signe !


Détails d'infusion : 5 gr. / 150 ml en LongDan DuanNi. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en Glass Kettle. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 20s. - dégustation arrêtée.


Vue : À priori, il s'agit d'une galette moyennement compressée -- l'échantillon se défait bien, mais résiste un peu quand on compare avec d'autres galettes reconnues pour être peu compressées (entre autres les galettes de Mengku récentes ou les productions de Tea Urchin). Les feuilles sont plutôt grandes et larges, peu de bourgeons dans cet échantillon mais il est possible que ce soit simplement dû au hasard. Mouillées, on décèle des traces rouges aux extrémités des feuilles -- oxydation poussée ? Traces de wok ? Aucun moyen de le savoir...
La liqueur est d'un joli jaune vif dès la première infusion : c'est saturé, c'est vivant, ça donne envie de le boire. Et, fait intéressant bien que peu pertinent en dégustation (mais je suis chez moi après tout), cette teinte colle parfaitement au nom de la montagne "Jing Mai", qui contient trois lettres jaunes et me laisse donc une impression générale ensoleillée. =)


Odeur : L'échantillon sent bon ! C'est frais, c'est sucré, fruité, un peu floral (j'y perçois des notes d'orchidée) -- bref ça sent bon le jeune puerh.
Les parfums qui s'échappent de la théière préchauffée sont très sucrés, sur la prune mûre, voir même les pêches au sirop, les abricots, ces fruits jaunes et sucrés d'été qui se mangent en quelques bouchées. On retrouve ces odeurs sous le couvercle, avec quelque chose d'envoûtant qui se perçoit surtout dans la gorge. Le fond de tasse, lui, est sur des notes de caramel qui tiennent malheureusement peu sur la porcelaine.


Goût : C'est plutôt timide cette première infusion, mais il y a un potentiel intéressant -- ça se perçoit surtout en textures, avec un peu d'amertume et des saveurs qui se développent après avoir avalé. Qu'est-ce que c'est ? Des fleurs, peut-être ? Un peu de sève ou de résine ? Il y a définitivement du sucre de canne en tout cas.
La deuxième infusion part sur autre chose complètement : c'est un peu citronné avec une base florale et du musc en longueur. Voilà qui est étrange...
Je retrouve un peu le côté "sauvage" dans la troisième infusion, avec ses saveurs citronnées et fumées prononcées, ainsi que sa douceur générale -- les mêmes pôles que je retrouve dans ma galette de Da Xue Shan 2006.


Texture : En bouche c'est très rond et enveloppant, avec une belle épaisseur qui tapisse les parois des joues d'un filin gras. La liqueur est étrangement sablonneuse en revanche, avec beaucoup de petits débris laissés derrière, ce qui rend les dernières gorgées d'une infusion plutôt désagréables. Les saveurs en revanche sont bien portées par l'amertume et demeurent longtemps en bouche.

Cela dit, pour une raison incompréhensible mon corps rejette complètement ce thé. Gorge qui serre, langue qui épaissit, gargouillements d'estomac et finalement nausées à la troisième infusion. C'est dommage car les saveurs me plaisaient bien, mais à ce stade je serais quasiment prêt à remettre en question le label "sans pesticides". Enfin, je ne le saurai probablement jamais puisque je n'ai pas l'intention de le regoûter.


Sons : La musique qui accompagne ma dégustation est une pièce nommée "Hang and Whistles" composée et interprétée par David Charrier, joueur de hang, et ses amis flutistes. C'est une musique très enthousiaste, jouée principalement sur un registre de tête -- qui me donne ainsi l'impression de retrouver les teintes jaunes et les notes citronnées de ce thé.


Couleurs : C'est jaune ! C'est très jaune. Quelques spirales et courbes de blanc traversent la masse de jaune, certaines courbes ont même des accents de vert. Il y a également des pointes de noir ici et là, perdus dans le jaune. Mais surtout, c'est très jaune.

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