samedi 27 février 2016

2012 – Zi Juan (maocha), Wang Bing, Yiwu Shan, Yi Wu, Mengla, Xishuangbanna

 
Informations et provenance : Échantillon gentiment fourni par Sébastien (Vacuithé)quelque part fin 2013 / début 2014 (difficile d'être plus précis xD), il s'agit d'un maocha du producteur Wang Bing en provenance des monts Yiwu dans le Yunnan. Olivier en a fait la présentation dans cet article, je vous invite donc à vous y rendre le lire.
Côté comptes-rendus de dégustation, il y a ici celui de Sébastien, sinon on trouve quelques notes éparses sur le Forum des Amateurs de Thé (ici par exemple celles de Marcelline). Si vous en avez d'autres, faites-moi signe !


Détails d'infusion : 4.9 gr. / 150 ml en terre Duan Ni. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 15s. - 10s. - 15s. - 20s. - 30s. - 40s. - 50s. - 60s. - dernière infusion au jugé. Total de 9 infusions.


Vue : Les feuilles sont exceptionnelles : sombres (elles le demeurent d'ailleurs après avoir été infusées), très minces et effilées, à un point où on se demande comment de tels petits bâtons peuvent se déployer autrement qu'en tiges. Mais non, la récolte constituée du bourgeon et des trois premières feuilles a été bien faite ! La différence est impressionnante.
Au moment de verser l'eau pour la première infusion, un peu d'écume s'échappe de la théière et vient se coller à la parois -- et y reste. o.O La liqueur légèrement trouble est d'un jaune grisâtre très particulier, qui me rappelle d'ailleurs la couleur d'infusion de la "100%" à sa première dégustation mais en plus foncé et soutenu.


Odeur : Au nez, je retrouve dans la théière chaude un parfum épicé tout à fait alléchant : mélange de cardamome, de poivre et de pruneau sec... ça me fait penser aux premières étapes d'un curry, j'adore. Il y a une note étrange en revanche sur les feuilles humides (que je trouve également sous le couvercle) -- quelque chose que je n'arrive pas du tout à identifier, et pourtant j'ai essayé hein... rien à faire. La liqueur a des effluves d'origan et de verdure sucrée -- c'est frais, ça sent bon, j'ai hâte de goûter.


Goût : La première infusion, tout de suite, est étrange -- définitivement citronnée, quelque chose qui rappelle les herbes de Provence et une pointe sucrée que je n'arrive pas à associer à quoi que ce soit.
Déjà la deuxième infusion est plus impressionnante -- des arômes épicés qui restent longtemps sur la langue, toujours accompagnés de ce pôle citronné très différent de tout ce que j'ai retrouvé jusqu'ici dans le puerh. Les suivantes changent peu.
"On est vraiment dans un registre différent d'un puerh conventionnel, dans les plantes médicinales, les herbes aromatiques, la fraîcheur épicé [...]" disait Olivier dans son compte-rendu et je dois admettre que c'est vraiment un excellent résumé de ce que j'ai en tasse (et en bouche !).


Texture : Douce et enveloppante, la liqueur a beau en avoir des saveurs semblables, elle est très loin de l'effet énergisant d'une décoction médicinale. C'est fin voire élégant, d'une grande précision dans ses effets qui chatouillent légèrement le voile du palais. Ça n'évolue pas beaucoup, mais c'est intéressant et j'aime bien.


Sons : "The Father's Heart" par Tony Anderson est une pièce musicale instrumentale que je trouve à la fois intrigante, captivante et touchante de naïveté -- elle mérite bien son titre. J'accompagne donc ma dégustation de cette pièce parce qu'elle me fait un peu penser à ce thé, ce puerh ovni aux saveurs si différentes qui intrigue et capte l'intérêt par sa simplicité un peu naïve.


Couleurs : Sur un fond noir d'encre qui donne une impression de vide et de vertige, des filaments de fumée violets et jaunes bougent lentement au gré d'un vent capricieux. Quelques éclats plus saturés viennent égayer le tout, mais l'essentiel fait penser à des nuages changeants dans un ciel d'été.

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