samedi 20 février 2016

2010 – Cha Hun "Spirit of Tea", Mengku Rongshi, Mengku, Shuangjiang, Lincang, Puerh Asia


Informations et provenance : L'une de mes premières galettes de puerh ! Achetée via Olivier (Puerh Asia/puerh.fr) en 2010, je suis persuadé qu'il a dû la présenter quelque part dans un article par le passé mais j'ai beau chercher, je ne retrouve pas. Tant pis ! À défaut d'un article officiel, quelques informations : galette moyen/haut de gamme de la compagnie Mengku Rongshi/Shuangjiang Mengku, c'est un thé produit depuis 2009 si je ne me trompe pas et fait d'un assemblage de feuilles de bonne qualité provenant de la grande région de Mengku (comme la plupart des produits de cette compagnie d'ailleurs).
La version 2010 n'est plus disponible (le contraire aurait été étonnant), mais l'on peut aisément trouver les versions 2012, 2013 et 2014 chez Olivier et sur Yunnan Sourcing, à un prix qui pourrait éventuellement décourager l'acheteur non-averti. Heureusement, des échantillons sont disponibles.
Le seul compte-rendu n'étant pas le mien que j'ai pu trouver sur le net sinon est celui de Sébastien (Vacuithé). Si vous avez écrit à propos de ce thé, comme toujours, veuillez l'indiquer en commentaire et je me ferai un plaisir de l'ajouter à ce post !

(À noter que les notes de dégustation réécrites dans ce compte-rendu ont été prises entre mars et mai 2014.)


Détails d'infusion : 5 gr. / 125 ml en LongDan DuanNi. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 20s. - 20s. - 30s. - 35s. - 40s. - 50s. - 70s. - suite au jugé. Total de 9 infusions.


Vue : La galette, suivant en cela la plupart des produits Mengku récents, est très peu compressée et se défait facilement. Les feuilles sèches sont pour la plupart entières, allant du brun moyen au vert foncé, et l'on y trouve à la fois longues feuilles, bourgeons délicats et tiges rigides. La liqueur est d'un jaune clair avec des accents gris, très écumeuse et légèrement trouble.


Odeur : Le parfum des feuilles sèches est renversant. Dans la théière chauffée, il est puissant et profond, avec des notes de raisin sec et d'épices. Humidifiées, les feuilles prennent une odeur très fumée, acide et âcre, qui devient légèrement résineuse après quelques minutes. On retrouve les raisins secs, du sucre et un musqué incroyable en fond de tasse ainsi que (de façon moins marquée) dans le couvercle de la théière. La liqueur, elle, me rappelle les forêts d'épineux, les feuilles d'étés, la sève et la résine fraîche.


Goût :
Les saveurs de la première infusion ne sont pas très fortes, mais bien prometteuses... à la fois résines et épices. Lionel dit que le puerh est pour lui un jus de nature et sur celui-ci c'est exactement ça -- c'est d'autant plus agréable d'utiliser la tasse Eric Soulé du coup.
Dans la seconde, on découvre une belle amertume causée par le dosage un peu poussé / oublié, mais pas excessive. J'y goûte de la résine, le tout donne une impression de ballade d'été dans les sous-bois -- et avec un sourire, je me remémore les sous-bois des routes de France que j'ai emprunté en 2011 lors de mon parcours à pied entre Brive-la-Gaillarde et Rocamadour.
J'ai définitivement du mal à décrire ce thé, il m'envoie quasiment en transe chaque fois ! Sur la troisième infusion il est sucré et doux, résineux, avec une amertume présente sans excès -- c'est complexe, riche, épicé............ Et un peu boisé sur la quatrième infusion, ou plutôt les saveurs boisées qui étaient déjà présentes se mettent en avant. La suite joue dans les mêmes registres, plus ou moins prononcés selon les temps d'infusion.


Texture :
Superbe texture grasse/huileuse en bouche dès la première gorgée ! Belle accroche un peu âpre qui assèche la bouche sans nuire aux arômes (au contraire) et découvre une longueur en bouche très présente, avec une fine saveur musquée qui reste longtemps dans la gorge et sur la langue -- qui semble disparaître mais dès qu'on salive un peu oups ! elle est de retour.
Ce qui m'apparaît le plus marquant cela dit, c'est cette chaleur qui envahit le corps dès la première gorgée et active la circulation. C'est particulièrement agréable quand il fait froid... mais pourrait probablement devenir problématique en été, vu ma facilité à l'overheat.


Sons : "What Is Dead May Never Die", par Ramin Djawadi, directement tiré de la trame sonore de la saison 2 de Game of Thrones. Est-il besoin de présenter cette série ? Est-il besoin de présenter "A Song of Ice and Fire" (Le Trône de Fer en VF) par George RR Martin ? Si on joue aux présentations, autant y aller avec les remerciements de type Oscars et nominer Jenny Dolfen/Gold-Seven sur Deviant'Art avec ses tableaux "The Storyteller" et "Jon and Arya", qui m'a convaincu en 2003 de me procurer le premier tome et demeure, à ce jour, ma référence visuelle pour les Stark... ceux qui ont lu les bouquins reconnaîtront les scènes illustrées.
Mais bref, revenons à nos moutons ! ^^ Cette pièce est le thème de Theon Greyjoy dans la saison 2, où ce personnage prend son essor (contrairement à la saison 1 où son importance est minime comparée à celle d'autres personnages mis en avant). C'est une musique grave, qui débute presque timidement pour vite monter en crescendo et acquérir une intensité et une profondeur étonnante. Ai-je besoin d'en dire plus ?
Images sans trop de spoilers, mais si vous n'avez pas encore vu la série, vous préférerez peut-être éviter de regarder la vidéo. En quel cas je vous réfère ici pour que vous puissiez tout de même entendre la musique, qui vaut vraiment la peine d'être écoutée.

(À noter que depuis le printemps 2015, je ne recommande plus la série télévisée Game of Thrones. La musique est toujours superbe, mais une partie du contenu modifié par les producteurs va contre mes valeurs. Ne reste plus qu'à attendre la sortie du tome 6 pour voir si l'auteur était à l'origine du contenu problématique.)


Couleurs : Orange et vert sur fond noir, avec quelques taches de brun, de jaune et de bleu sombre pour agrémenter le tout. Encore une fois, l'impression de ballade en forêt sous un ciel dégagé est présente.

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