samedi 5 octobre 2013

2010 – Luanze Oolong, Ali Shan (Gao Shan), Taiwan, Teamasters


Informations et provenance : Un thé en provenance de chez Stéphane Erler (blog Teamasters), arrivé avec ma commande en 2010. Je lui cède la parole, il en parle bien mieux que moi ici. ^^


Détails d'infusion : 3.9 gr. / 90 ml en Gaiwan "Poissons". Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Rinçage flash. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 20s. - 25s. - 30s. Total de 5 infusions (j'aurais pu en faire au moins deux ou trois de plus sans souci). 


Vue : Les boulettes de feuilles sont vert foncé et vraiment minuscules -- c'est d'autant plus étonnant de comparer les boulettes elles-mêmes avec la poudre et les débris de fond de sac (parce qu'honnêtement, ce n'est pas si différent !), et la grande taille qu'elles obtiennent en se déployant l'est encore plus. La liqueur, elle, est d'un jaune que je trouve particulièrement foncé pour un Gao Shan -- nul doute que l'oxydation est passée par là.


Odeur : La fraîcheur de cette fin de sac est étonnante ! Ces toutes petites boules dégagent un parfum très floral -- si je devais me hasarder à l'identifier, je dirais de l'orchidée, mais c'est difficile à confirmer vu le temps qui a passé depuis la dernière fois que j'en ai senti une. Cette odeur m'évoque les pétales lourds et gras des fleurs ornementales qu'on écrasait entre nos doigts quand on était gamins.
Dans le gaiwan chaud, je retrouve ce parfum fleuri opulent mêlé à l'arôme du miel d'été, celui qui est léger et sucré mais qui envahit la bouche et refuse de se laisser chasser par la suite. Les feuilles mouillées, elles, laissent échapper des odeurs de lys et de végétation printanière -- parfums que l'on retrouve également dans le couvercle, mêlé de quelque chose qui rappelle le nectar.


Goût : Honnêtement... ce n'est pas ce que j'espérais. C'est floral, ça oui, c'est frais, je peux même distinguer le côté "rocailleux" mentionné par Stéphane... mais quelle acidité ! Peut-être qu'on peut en attribuer une partie au vieillissement de 3 ans... il n'était pas sous vide, malheureusement, mais dans un sachet manuellement vidé d'air (et probablement un peu perméable). Ou alors c'est l'effet "fin de sac". Il faudra que je compare avec les autres Gao Shan qui eux sont demeurés scellés dans les petits sachets envoyés par Stéphane.
Il est aussi fort possible que je ne sois pas une grande fan des Gao Shan et que ça influence mon jugement. Là aussi, il faudra que je teste... ^^


Texture : Franchement, rien à redire. Il y a une belle rondeur, un peu comme une épaisseur lactée sans le goût ni la pellicule grasse que le lait laisse en bouche. La rétro-olfaction est plutôt bonne, ce qui pour moi "sauve" un peu ce thé de son acidité marquée chassée par les arômes floraux qui reviennent (juste à temps, comme la cavalerie !).


Sons : En fouinant dans le blog de Teamasters, je suis tombée par hasard sur cette réinterprétation de "Hurt" par Johnny Cash (écrite et interprétée à l'origine par Trent Reznor / Nine Inch Nails). Stéphane l'avait dédié à un autre thé, mais c'est avec celui-ci que je l'associe. La voix pleine d'aspérité de Johnny Cash sur une chanson à la fois mélancolique et dure me rappelle non pas les arômes floraux du thé que je bois, mais plutôt les montagnes où il a grandi. C'est une pièce qui complimente le côté "rocaille" que j'aime bien et qui contraste bien avec les couleurs que je vois.



Couleurs : Parlant justement des couleurs ! Ben, sans surprise, beaucoup de blanc, des teintes de vert clair, de rose et de bleu, le tout en grandes plages étalées et vaporeuses... Avec un peu d'imagination, les mouvements et les arrangements de couleurs peuvent même se traduire en pétales de fleur lumineux (même si dans les faits, c'est un peu plus abstrait que ça).

2 commentaires:

  1. je me suis toujours posé la question : tu as dégoté un générateur d'images pour tes articles dégustation ? comment fais-tu ?

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    1. Les fractales, tu veux dire ? ^^ Deux trucs.

      Soit je vais sur le web, je tape "fractal" dans google images ou Deviant'Art, je pique celles dont les formes et/ou les couleurs me conviennent et après un petit processus d'élimination, hop direction photoshop. Là, je les arrange à ma guise, généralement en les superposant, en changeant les couleurs de certaines et en les étirant plus ou moins pour avoir le détail qui me plaît.

      Ou alors j'utilise les programmes "Tierazon" (gratuit) et "Ultra Fractal" (pas gratuit) et je crée ma propre image, généralement par essai et erreur parce que je n'y connais pas grand-chose en maths. ^^ Et quand j'ai deux ou trois images qui traduisent bien ce que je cherche à exprimer, je retourne sur photoshop et là je fais la même chose qu'au point 1.

      Depuis le temps, je me suis constituée une bonne banque d'images, du coup je passe beaucoup moins de temps sur le net que dans mes fichiers à chercher des formes et des couleurs qui correspondent à ce que je vois. ^^

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