samedi 31 août 2013

2011 – Guei Fei (Concubine Oolong), Camellia Sinensis


Informations et provenance : Acheté au Camellia Sinensis. Leur version 2013 semble beaucoup plus oxydée que celle que j'avais ! Il semblerait que le producteur de ce Guei Fei serait aussi celui du Luku Hong Cha, un thé rouge/noir roulé (et plutôt intéressant, gustativement)... mais ce n'est pas le sujet de cet article.


Détails d'infusion : 4 gr. / 90 ml en Gaiwan "Poissons". Eau filtrée Brita à 95°C. Rinçage flash. Temps d'infusion: 15s. - 30s. - 45s. - 60s. - 1m.25s. - suite au jugé. Total de 10 infusions.

(Première infusion, 15s. - jaune translucide)

Vue : À première vue, il y a lieu de s'inquiéter un peu. Les feuilles sont foncées, rouge violacé et vert forêt -- or, je me souviens distinctement les avoir achetées beaucoup moins oxydées ! Mais l'odeur de sucre dans le sac est trop tentante pour passer à côté et, honnêtement, ces feuilles sont superbes.
Puisque les temps d'infusion ont été poussés à fond, la couleur du thé évolue énormément -- d'un jaune translucide à de l'ambre doré, pour terminer au fil des infusions en orangé franc.

(Deuxième infusion, 30s. - jaune vif)

Odeur : Les feuilles sèches en gaiwan chaud dégagent un parfum gourmand de miel, de cassonade, de sucre... plus une étrange pointe de quelque chose qui me rappelle la torréfaction des wulongs cuits, mêlée de compote de pommes chaude... aux épices ? Un peu de cannelle dans la compote, peut-être. L'odeur se perçoit dans la gorge. Les feuilles après rinçage ont une odeur de fruits cuits -- croustade de pommes et... rhubarbe ? fraises ? J'y retrouve également des raisins secs, ou peut-être l'odeur des confitures d'automne dans la cuisine de ma mère... La tasse vide, une fois refroidie, évoque le jus de raisin blanc puis, une fois ce parfum dissipé, quelque chose de très sucré, à mi-chemin entre le sirop d'érable et la cassonade (québécoise -- vergeoise pour vous les français).


Goût : La première chose qui me frappe, à la première gorgée, c'est cette saveur de muscat -- sucré, légèrement acidulé, à mi-chemin entre raisins et limes, une pointe d'épices... Honnêtement, il ne manque que la brûlure de l'alcool. Même la couleur y est ! Les trois premières infusions ont un goût assez consistant -- muscat et cassonade, évoluant vers les raisins frais et les épices (oserai-je parler de muscade ?) au fur et à mesure du retour en bouche. Les suivantes s'adoucissent progressivement vers le sucre fruité. Au final, pas une grande endurance, mais quel plaisir pour les papilles le temps que ça dure !

(Troisième infusion, 45s. - ambre foncé)

Texture : Liqueur souple et aromatique -- quitte à parler de vin, autant en emprunter le vocabulaire ! Le tout est plutôt liquide -- ce sont les saveurs qui demeurent sur la langue, bien plus que la texture de la liqueur elle-même. Le tout s'estompe rapidement pour laisser place à une certaine sécheresse en bouche qui ne donne envie que de reprendre une nouvelle gorgée.


Sons : "Geboren Um Zu Leben" d'Unheilig, qui est un groupe allemand. Le titre se traduit approximativement par "Né pour Vivre" -- une mélodie triste et joyeuse à la fois, d'une mélancolie soulevante. Contradiction ? Sémantiquement, peut-être... Allez, je vous laisse l'écouter, on en reparlera.


Couleurs : De flamboyantes feuilles d'automne ! Honnêtement. Ça explose comme un feu d'artifices, mais au lieu d'étincelles, ça a la forme de nuées de feuilles d'arbre, avec les couleurs des arbres de ma rues autour de mon anniversaire -- rouge, orange, jaune, vert, brun... C'est vivant !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire