jeudi 22 août 2013

2011 – Dong Ding de Mme Lin, Camellia Sinensis (Évolution)

Le premier compte-rendu de dégustation peut se trouver ici
 

Informations et provenance : Rien de nouveau, hélas. Acheté à la boutique Camellia Sinensis en 2011. Il n'y a pas vraiment plus d'information données sur ce thé, hormis qu'il vient de Taiwan et qu'il provient des plantations de Mme Lin. Sa note de dégustation se trouve ici.


Détails d'infusion : 5 gr. / 100 ml en "Prosperity" Lin's Ceramics. Eau filtrée Brita, maintenue entre 90°C et 100°C en bouilloire de plastique. Pas de rinçage, histoire de comparer avec les mêmes paramètres qu'en 2012. Temps d'infusion : 15s. - 30s. - 45s. - 45s. - 1m.15 - suite au jugé. Total de 10 infusions. 


Vue : Les feuilles ont foncé ! C'est la première chose que je remarque en comparant les photos d'il y a 18 mois. Elles ont l'air moins sèches, aussi, et la liqueur elle-même tend nettement plus sur l'orangé. Belle différence à l'oeil nu ! Voyons le reste, maintenant.


Odeur : Les feuilles sèches dégagent une odeur difficilement identifiable -- est-ce de la mélasse, des fruits cuits, des épices ? Tout cela à la fois ? Dans la théière, en revanche, c'est définitivement un parfum chaud et miellé, la torréfaction incluant une légère pointe acidulée de citron (?) et de pommes cuites... avec de la cassonade, peut-être ? (Je crois que la cassonade québécoise est plus proche de la vergeoise que de la cassonade française.) Une fois mouillées, ces feuilles deviennent incroyables -- fruits cuits, fraise et rhubarbe, compote de pommes, fruits caramélisés, charbon miellé ?!, ça fleure bon l'automne, le feu de bois, les confitures de saison tardive et le retour des temps frais. 


Goût : Première infusion trop faible, mais on y distingue bien le miel, déjà, ce qui change agréablement de ma dernière expérience. La seconde, en revanche, prend d'assaut les papilles comme si elle allait à la guerre ! C'est citronné et sucré à la fois, un arôme de fruits cuits que l'on perçoit surtout dans le voile du palais. Lorsque la force des premières infusions s'atténue, passé le goût de torréfaction qui est tout de même encore bien présent, on a la surprise de retrouver un bouquet d'épices indiennes -- mélange de coriandre, de cardamome verte, de bois de santal -- et de café qui s'adoucit progressivement sur la langue en finale vanillée.


Texture : Ronde et enveloppante, ça n'a pas changé. L'évolution des arômes me semble moins franche, tout se fait en douceur sans que l'on perçoive réellement où se termine une saveur et où commence la suivante. Le tout fait saliver, en revanche, et la persistance est relativement bonne -- ce n'est pas celle d'un puerh, mais c'est plutôt correct pour un wulong torréfié.


Sons : Autant la dernière fois je percevais des notes de tête, autant cette fois ce sont des notes de coeur. Le temps donne à ce thé une profondeur qui n'était pas présente 18 mois plus tôt (et c'est tant mieux !).
Et donc cette fois, passé l'envie de présenter un morceau classique, je me rabat sur "The Islander" de Nightwish -- une chanson à la fois forte et douce, puissante sans être agressive... toute à l'image de ce Dong Ding de Mme Lin.


Couleurs : Essentiellement les mêmes que la dernière fois, pour être honnête. Allez, disons des jaunes un peu plus clairs, des couleurs un peu plus vives -- et cette fois, elles restent au lieu de s'estomper ! La dernière fois, tout était assombri par la torréfaction, cette fois les saveurs sont un peu plus franches, mais le mouvement, les formes sont les mêmes. Voilà qui me rassure, tiens -- ma synesthésie est bel et bien persistante !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire