vendredi 23 août 2013

2011 – Lao Banzhang, Chen Sheng Hao, Banzhang (Bulang Shan), Xishuangbanna




Informations et provenance : Alors j'espère franchement ne pas m'être (encore) emmêlée les pinceaux dans mon attribution de provenance (quoique je suis positive, c'est bien un carré de puerh de Lao Banzhang). Ayant obtenu ce thé par l'entremise d'Olivier Schneider de Puerh.fr, je lui laisse la parole de bon gré (et comme ça s'il y a des erreurs c'est pas de ma faute !).


Détails d'infusion : 4 gr. / 100 ml en Purion. Eau filtrée Brita à 95°C. Rinçage flash. Temps d'infusion: 10s. -10s. - 15s. - 20s. - 25s. - 30s. - 40s. - 55s. - 1m. 15s. - suite au jugé. Total de 12 infusions.


Vue : Ce carré est tout simplement magnifique. Les couleurs, difficiles à voir sur les photos par cause de mauvaise luminosité (et je ne suis pas une photographe assez douée pour savoir comment améliorer le tout sans devoir investir dans un équipement pour lequel je n'ai vraiment pas les fonds), vont du blanc crème au violet, en passant par le jaune, le vert clair, le vert olive, le vert profond, le brun-rouge... Les feuilles sont longues et duveteuses, peu abîmées par le pressage qui semble certainement avoir été fait manuellement vu la facilité que j'ai eu à entamer ce carré. La liqueur qu'on en tire est d'un jaune très clair, presque crémeux et définitivement translucide.


Odeur : L'odeur des feuilles sèches est particulière -- on a l'impression de respirer une bouffée d'air revigorant, le matin à la campagne ! Dans la théière chaude, le côté frais demeure mais un parfum musqué se développe, c'est très animal -- dans le bon sens, sans être envahissant, ça demeure naturel. Si j'ignorais de quoi il s'agissait, je lui donnerais certainement 3 à 5 ans supplémentaires, voire plus. Fruits mûrs ? Mangue, papaye... fumée, bois fraîchement coupé, une odeur que j'associe à la nature. Il faut que les feuilles mouillées aient refroidi pour laisser apparaître un arôme légèrement acide, citronné.


Goût : Subtil et précis, très végétal avec une pointe de fumée à peine perceptible, étonnamment fruité et sucré. Le rendu est très différent de ce que j'attends généralement d'un puerh -- alors que le goût est souvent perçu directement sur la langue, un peu brut, celui-ci est léger, diffus, plus présent derrière le voile du palais que dans la bouche elle-même et de plus en plus sucré à mesure que passent les infusions. Ce n'en est pas pour autant un thé morne, bien au contraire -- chaque fois que je prends une nouvelle gorgée, je ne peux m'empêcher de m'exclamer à quel point c'est bon !


Texture : Enveloppante, aérienne, avec un arrière goût qui n'en finit pas de revenir et de se complexifier. La liqueur passe dans la gorge avec moins d'aspérité qu'une gorgée d'eau, mais apportant avec elle quelque chose de fort, de puissant qui s'étend au corps entier. Alors que la température est très raisonnable aujourd'hui, ne dépassant pas les 20°C, je me retrouve à ouvrir le ventilateur après quelques gorgées seulement.


Sons : "Still Have A Soul" d'Epic Score -- une compagnie spécialisée dans la musique de films. Cette pièce particulière, je l'écoute maintenant parce que j'ai toujours l'impression de l'entendre non pas par les oreilles mais par le plexus solaire... ce qui est exactement où se situe le centre de cette impression de puissance que donne ce Lao Banzhang.


Couleurs : La première chose qui m'est sauté en tête lorsque j'ai goûté à ce thé, c'est "jaune !". Je ne savais pas comment décrire cette liqueur autrement et j'ai dû me mettre à y réfléchir sérieusement avant de trouver des termes plus compréhensibles et nuancés.
Mais les éclats jaunes demeurent bien présents, comme autant d'éclats de lumière sur un fond ample et complexe de teintes fraîches -- non pas froides, car l'impression générale est accueillante et généreuse.


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