samedi 31 août 2013

2007 – Purple Bud, Terre de Ciel

(Notes de 2012)


Informations et provenance : Voilà le problème, lorsque je néglige de prendre immédiatement en note toutes les données requises. Je sais qu'il s'agit d'un puerh violet de 2007 -- je sais qu'il vient de Terre de Ciel et qu'il avait autrefois une page à cette adresse (qui ne fonctionne plus)... et que je suis incapable de le retrouver autant sur le site lui-même que dans ma thé-o-thèque. Était-ce un échantillon ? Peut-être bien... le grammage excessif (7 gr. au lieu de mes 4 ou 5 habituels) aurait tendance à l'indiquer. S'il s'agissait d'une galette, il me faudra la redécouvrir dans mes placards (sans aucun doute dans le tiroir "thés violets et autres curiosi-thés", sous une ou deux autres galettes du même genre !). J'éditerai ici lorsque j'aurai plus d'informations, en attendant je vous laisse avec la nouvelle adresse de la boutique Terre de Ciel.


Détails d'infusion : 7 gr. / 100 ml en Purion. Temps d'infusion : 5s. - 5s. - 5s. -5s. - 10s (pause) 15 - 25 - 35 - 50 - 1m.30. Total de 10 infusion.


Vue : Je dois avouer qu'à première vue, les feuilles m'ont fait penser qu'il s'agissait uniquement de tiges ! Petites, torsadées au point d'en être enroulées sur elles-mêmes, elles sont d'une couleur très sombre allant du rouge brunâtre au noir violacé. Comme tous les thés Zi Ya, cependant, les feuilles mouillées deviennent rapidement d'un vert olive -- celles-ci sont plutôt abîmées, même s'il est possible d'y retrouver quelques fragments de feuille reconnaissables. Contrairement à ce que son nom indique, je n'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait tant de bourgeons... La liqueur est orangée et trouble, on ne voit ni le fond de la tasse, ni même de l'autre côté du pichet de verre ! L'ensemble est semblable à du miel qui aurait commencé à cristalliser.


Odeur : L'odeur des feuilles sèches est très douce -- on y décèle à peine quelque chose d'agrumé. Celle des feuilles humides développe un parfum fruité, un peu terreux -- on sent que c'est un thé qui a des origines terrestres. Et sous le couvercle, est-ce de la pêche ? La liqueur, sous une pointe légèrement iodée, laisse toujours percevoir un arôme de pêches, de nectarines -- quelque chose de vert, de légèrement fumé et en surprise finale, des pâtes de fruit !


Goût : Très rond, ce pas du tout comme l'odeur -- c'est moins sucré, un peu poivré, avec une amertume douce résiduelle qui porte et transforme les arômes. Le retour est long en bouche, avec des saveurs camphrées qui deviennent de plus en plus fumées et... écorcées ? à mesure que les infusions s'enfilent. Un peu monolithique au final, mais l'évolution est intéressante.


Texture : La liqueur tapisse la bouche d'un filin lisse, un peu âcre -- c'est une texture pleine d'aspérités mais curieusement douce, faite de contrastes. Impossible de blâmer cette douceur sur un grammage trop faible, il faut donc en déduire que c'est celle du thé lui-même. 


Sons : J'ai accompagné cette dégustation d'une chanson que j'écoutais beaucoup à cette époque (!) -- "The Lightning Struck Tower" par un groupe de Wizardtronic nommé Ministry of Magic. (Le concept du Wizard Rock, et donc du Wizardtronic qui en est une évolution, c'est de rassembler des fans de la saga Harry Potter et de composer des chansons rendant y hommage. Souvent, ça donne quelque chose qu'en bon québécois on appelle "broche à foin"... parfois, on fait de jolies trouvailles.)


Couleurs : Feux d'artifices blancs sur fond texturé mauve/orangé. Difficile à décrire -- c'est riche et atténué à la fois, les mouvements sont complexes mais comme au ralenti. Est-ce une vision verticale, que l'on regarde devant soi en levant un peu la tête, ou est-ce plutôt un reflet que l'on perçoit en regardant à ses pieds, d'un point de vue en hauteur ?

3 commentaires:

  1. En fait il s'agissait d'un vrac et non d'une galette.

    Lorsque j'avais testé les thés violets pour découvrir autre chose, c'est celui qui m'avait le plus emballé donc je m'en suis pris 100g.

    Assez monolithique en effet ; mais en même temps, lorsque je me le fais, c'est pour boire quelque chose de vraiment différent, et souvent je ne pousse pas la dégustation trop loin.

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    1. Dans ce cas, il s'agissait probablement d'un échantillon. Je n'ai pas souvenir d'avoir acheté de puerh en vrac ailleurs qu'à Québec (hormis un achat de puerh shu par Olivier, mais celui-là est bien identifié et j'ai déjà fait un article dessus).

      Parlant d'Olivier -- jusqu'ici, de tous les puerh violets que j'ai goûté, j'ai préféré sa galette 2010 Hei Zi Juan (par Yeshan cha ye). Il en parlait dans cet article: http://www.puerh.fr/article/zi_juan_zi_cha_zi_ya_thes_pourpres_et_thes_violets.htm (je me sens un peu pimp de liens, là...)

      Avais-tu eu la chance d'y goûter ? Si non, je ne sais pas si Olivier a encore des échantillons, mais je peux te refiler un bout de galette si ça t'intéresse. Suffit de me dire.

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  2. "Avais-tu eu la chance d'y goûter ?" Celle-ci en particulier, je ne me souviens plus mais j'en avais testé deux de chez Olivier.

    Sinon, merci pour la proposition, mais vu la quantité que j'ai chez moi (de quoi remplir 2 vies ;-) ), j'ai décidé de fortement réduire mes achats de pu er.

    Il y aura bien encore quelques achats "coup de tête", ou alors quelques achats lors de voyage en Chine (je ne conçois pas de voyager en Chine sans ramener du thé), mais mon objectif serait de ne plus en acheter du tout, sauf éventuellement les thés qui me plaisent énormément et dont je n'ai pas une grande quantité. Mais là, les occasions pour les acheter à prix raisonnable sont rares.

    PS : sinon pour te contacter sans laisser de commentaire, ce n'est pas facile, je n'ai pas trouvé ton email.

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