vendredi 3 février 2012

2011 – Gong Xiang, M3T


Informations et provenance : Peu d'informations disponibles au sujet de ce DanCong, acheté à la fin du mois de juillet 2011 à la Maison des Trois Thés, hormis qu'il m'a été chaudement recommandé par la propriétaire.


Détails d'infusion : 3.5 gr / 125 ml en  LiXin ZiSha. Temps d'infusion : 15 s. - 20 s. - 30 s. - 45 s. - 1 m. - infusions suivantes au jugé. Un total de 9 infusions.


Vue : De magnifiques feuilles plutôt fines et torsadées allant du vert-jaune foncé au brun-violet, absolument pas abîmées. Une liqueur étonnamment claire pour un DanCong, d'un jaune doux fonçant légèrement d'infusion en infusion, jusqu'à tirer sur l'orangé clair. Liqueur plutôt limpide, peu de dépôts.


Odeur : L'odeur des feuilles chaudes me rappelle la tarte aux pommes sucrées, la cassonade chaude, les pêches et les fruits exotiques, c'est une odeur vraiment très fruitée. L'odeur des feuilles humides, en revanche, laisse percevoir une petite pointe d'acidité qui contrebalance le sucré. Celle de l'infusion elle-même est ronde et gouleyante, son parfum particulièrement opulent laisse même une présence, une texture dans le voile du palais semblable à celle que laisse l'infusion sur la langue.


Goût : À la fois fruité et acide, on perçoit d'abord la saveur des feuilles -- leur jeunesse, le feu qui les a torréfiés, une sève à la fois amère et sucrée... Et puis ces sensations sont submergées par la rétro-olfaction puissante qui nous inonde d'une saveur de... pêches au sirop ! C'est exactement comme si on mordait directement dans une tranche du fruit, à l'exception du fait que le côté "trop sucré" n'est pas présent. Lorsque la liqueur refroidit un peu, on retrouve un équilibre harmonieux entre le fruité et l'acide/amer de la sève très agréable. La quatrième infusion et les suivantes laissent découvrir une douceur qui ne se trouvait pas dans les trois premières et qui arrondit encore la liqueur. Enfin, sur la finale, se dévoile une touche de fraîcheur que je ne peux nommer que "neige", c'est à dire une note volatile mi-goût, mi-odeur, semblable à celle que l'on retrouve dans l'air lorsqu'il est sur le point de neiger et qui se goûte au fond de la gorge, au niveau du voile du palais, exactement là où se trouvait auparavant la rétro-olfaction de pêches.


Texture : Ronde, coulante, elle laisse un très léger filin huileux dans la bouche après avoir avalé -- un peu comme de l'huile de lin fraîche ou une huile d'olive extra fine de très bonne qualité. Il n'y a, en revanche, aucune lourdeur -- la texture est volatile, presque uniquement perçue à l'arrière de la langue et sur le voile du palais. Lorsque cette sensation s'en va, une certaine sécheresse en bouche donne envie de reprendre immédiatement une nouvelle gorgée.


Sons : J'ai accompagné ma dégustation de l'album "Water Music" (de Haendel), interprété par l'ensemble québécois Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie. On peut en entendre un extrait ici et un autre là (celui-là n'étant pas interprété par les Violons du Roy en revanche).


Couleurs : Un orangé vif et lumineux, semblable à la teinte du soleil couchant, mêlé de noir et de blanc. Des mouvements paresseux, entremêlés, une impression d'épaisseur colorée, comme si on remuait le contenu d'un pot de peinture.

2 commentaires:

  1. Un article tout a fais intéressant, original de mêler les couleurs, la musique, le thé.. Mais en même c'est ce qu'annonce le titre du blog.
    J'aime bien la théière, elle est de quelle boutique ?
    En tout cas ce blog s'annonce agréable

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    1. Bonjour L'eudes !
      La théière provient de la boutique EndORa, à Paris. J'ai eu la chance de l'obtenir par erreur à la moitié de son prix (tout de même assez conséquent).
      Merci, j'espère que les prochains articles te plairont également.

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