jeudi 9 février 2012

2008 – Bao Yan Jin Cha, FT, XiaGuan Tea Factory


Informations et provenance : Fourni par Olivier Schneider de www.puerh.fr, ce champignon fait 250 grammes et a été pressé le 18 avril 2008 par la très connue firme XiaGuan, qui l'a labellisé sous la série "FT", c'est à dire le "haut-de-gamme" de cette compagnie.


Détails d'infusion : 4gr. / 100 ml en Purion. Temps d'infusion : 5s. - 15s. -15s. - 15s. - 20s. - 30s. - 45s. - 1m. - 2m. - suite au jugé. Total de 16 infusions.



Vue : Ce champignon est très fortement compressé, si bien qu'il est difficile de déterminer exactement de quoi il est composé (ou de dégager des feuilles entières !). Les couleurs sont plutôt foncées, allant du marron chaud au brun chocolat noir. La liqueur, elle, est d'un jaune très soutenu plutôt limpide.


Odeur : Des odeurs sucrées, amères, épicées -- quelque chose de typique du "jeune puerh" avec un petit plus. C'est un parfum très frais avec des nuances qui rappellent étrangement l'odeur envoûtante du copal. Les feuilles mouillées m'évoquent une odeur de fumée issue d'un feu de bois mouillé, quand à l'infusion, elle dégage une distinctive odeur de bois sec d'épinette coupé à la scie.


Goût : Dès la première infusion, un puissant arôme de conifère prend à la gorge -- l'espace d'une seconde, c'est l'unique chose perceptible. Ensuite viennent les nuances : fumée d'un feu de bois, écorce humide, tapis d'aiguilles de pin, j'ai l'impression de sucer une branche d'épinette récemment coupée. Il y a également quelque chose qui rappelle la pluie -- une saveur amère qui se transforme rapidement en fraîcheur très agréable. Les infusions subséquentes portent des arômes semblables, bien qu'amoindris au fil des passages, et l'on retrouve ce très léger parfum de copal mêlé d'épinette au bout de la sixième ou septième infusion -- ce qui laisse espérer une évolution des parfums vers l' "encens" lorsque ce champignon atteindra son "adolescence". Quoi qu'il en soit, son endurance est extraordinaire !


Texture : Riche et lourde, elle s'infiltre partout dans la bouche -- sur la langue, à l'intérieur des joues, dans le voile du palais. Son arôme demeure longtemps dans la gorge et la rétro-olfaction, portée par une belle amertume, est particulièrement longue.


Sons : J'ai été initiée très tôt aux groupes The Police et plus particulièrement à la musique de Sting, lorsqu'il a démarré sa carrière solo. L'album Best Of de 94, intitulé "Fields of Gold", m'a suivi pendant des années. C'est cet album que j'écoute en dégustant ce thé aujourd'hui, avec une prédilection pour la première piste, When We Dance.


Couleurs : Un puits entouré d'épines orangées, au fond duquel flotte une fleur sombre sur une eau bleu électrique.

2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup ce champignon, mais je ne l'ai pas regoûté depuis un moment, il va falloir que je le ressorte pour me le remettre en tête.
    Très belle description, très pointue ! Le bois sec d'épinette coupé à la scie, ça c'est fort ! Mais... scie sauteuse ? scie à chantourner ? scie circulaire ?
    Et le copal, je ne connaissais pas avant de googler ça à l'instant. Merci en tout cas pour ces billets et pour ce nouveau blog.
    à bientôt !

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    1. Je l'aime beaucoup aussi, mais il s'est énormément assagi depuis la dernière fois que je l'ai goûté (ou alors ce sont mes goûts qui ont changé, ce qui est possible aussi).

      Scie à ruban, bien sûr ! ;) Le copal que je connais est une résine d'encens, dont on peut aussi se servir dans une forme plus pure pour les vernis. L'odeur de la résine elle-même est légèrement sucrée, assez aérienne, avec un petit quelque chose acide/citronné quand elle brûle. C'était une de mes résines préférées quand j'étais jeune... ^^

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