mercredi 7 mars 2012

2009 – Bai Yun d'automne, Wu Liang, Jingdong, Yunnan, Norbu Tea


Informations et provenance : Acheté chez Norbu Tea en août 2011, ce Bai Yun (白云 - Nuage Blanc) est une copie chinoise d'Oriental Beauty récolté à l'automne 2009 sur la montagne de Wu Liang, dans la province de Jingdong, Yunnan.


Détails d'infusion :  5 gr. / 100 ml en "Prosperity" Lin's Ceramics. Temps d'infusion : 10s. - 15s. - 20s. - 30s. - 45s. - 1m. - suite au jugé. Total de 9 infusions.


Vue : De très longues feuilles et bourgeons torsadés, presque de la taille des feuilles de DanCong, ce qui est plutôt inhabituel pour un(e copie de) Bai Hao/Oriental Beauty, mais c'est peut-être une caractéristique de la récolte d'automne. Une profusion de couleurs sombres -- deux teintes de vert, du brun, du rouge, du jaune-orangé, quelques rares bourgeons d'un blanc très pur qui ressortent sur la masse. La liqueur elle-même est d'un jaune doré tirant sur l'orange dans les infusions subséquentes.


Odeurs : Les raisins, les pommes, le muscat... ce sont les parfums qui sautent au nez dès l'insertion des feuilles dans la théière chaude, parfums qui se transforment en quelque chose de boisé/miellé lorsque refroidis dans le couvercle. Les feuilles mouillées dégagent des odeurs de noix et de miel, tandis que le couvercle évoque plutôt le chocolat amer et les raisins secs. La tasse, enfin, laisse percevoir un fruité léger mêlé du sucré de la cassonade.


Goût : Les arômes dévoilent à la première gorgé un muscat boisé profond et une certaine langueur douce-amère. On retrouve du chêne et du marc de raisin, mais très vite les arômes s'évadent de la tasse...


Texture : Très souple au départ, la liqueur s'attarde sur les papilles en une finale presque duveteuse qui contraste avec le manque de développement et de complexité du goût lui-même.


Sons : J'ai découvert le film "August Rush" par le biais du blog de Vanessa (Je Suis Comme Je Suis) -- intéressée par l'extrait qu'elle y avait posté, j'y ai jeté un coup d'oeil et me suis procurée la bande sonore. Si le scénario lui-même est un peu gnangnan sur les bords (et beaucoup au centre), la partie musicale de l'idée véhiculée par le film tombe parfaitement dans mes cordes (sans mauvais jeu de mot) et n'est même pas si tirée par les cheveux que ça -- je connais de nombreux musiciens qui, lorsqu'ils étaient jeunes, formaient mentalement des symphonies composées des sons qu'ils entendaient en fermant les yeux...
Trêve de bavardage -- ici présentée dans sa version cinématographique, avec l'enthousiasme du gamin qui découvre le moyen de créer dans le monde réel les sons qui n'étaient jusqu'ici que dans sa tête, voici "Bari Improv" de Kaki King, issu de la BO d'August Rush.


Couleurs : On retrouve ici le bleu et jaune sur fond rouge typique aux Oriental Beauty, mais organisés différemment -- le rouge fait partie de l'avant-plan, le fond s'entremêle de noir et d'orange, le bleu et le jaune semblent fait d'une matière texturée et légère plutôt que de lumière très saturée. L'ensemble forme une figure approximativement spiralée dont l'avant-plan (le bleu, le jaune et le rouge) tourne en sens horaire et l'arrière-plan (l'orange) de façon anti-horaire.

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