Cette dernière semaine a été un peu folle. On a commencé les premières préparations de nourriture en prévision de Noël, on a reçu de la visite à la maison, j'ai aussi beaucoup cuisiné. Les journée s'enfilent, ne se ressemblent pas, et ne me laissent pas de temps pour le thé. J'ai surtout bu du puerh en Grandpa Style entre deux tâches cette semaine, et là c'est la première occasion que j'ai de boire du thé "proprement" depuis mon dernier post. Pfiou.
Cela dit j'ai appris à faire des sushis ! Et ça j'en suis fier. En plus, n'ayant pas vraiment les moyens d'acheter des darnes de poisson cru à 10 dollars les 100 grammes, j'ai tenté le thon vegan fait de melon d'eau cuit et au final c'était savoureux. Un peu trop de riz dans les rouleaux et faut rectifier un peu l'assaisonnement du thon vegan, mais c'était ma première fois. J'apprendrai.Après toutes ces aventures, je retrouve avec plaisir mes petits écureuils et la quiétude de nos routines matinales. Le ciel est complètement dégagé, le soleil brille... la fatigue me taraude encore mais ça va s'améliorer car je fais repasser ce Lam Dong Bai Hao bien caféiné dans mon gaiwan. 4 grammes cette fois, la dernière c'était un peu trop fort à mon goût. Ses arômes sont toujours aussi envoûtant.
Toutes mes pensées tournent autour des sushis en ce moment pour être bien honnête, c'est un peu une idée fixe. En même temps ça faisait près de 20 ans que je me laissais décourager par la délicatesse de la manœuvre. Le riz qui doit être aromatisé de façon spécifique en faisant attention à la texture, les ingrédients qui doivent être préparés avec précision et minutie, absolument tout ce qui a trait à l'opération de roulage, le temps que ça prend, l'argent... tout ça s'accumulait et me semblait insurmontable.Puis je l'ai fait et maintenant ça me semble simple, facile à articuler dans une plage d'une heure et demi pourvu que les préparations plus compliquées (pickles de gingembre et d'écorce de melon, wasabi, vinaigre aromatisé, cuisson des marinades de melon et tofu, sauces d'accompagnement qui ont besoin de réduire un peu, etc.) aient été faites la veille. Après c'est surtout une question d'attendre que le riz soit cuit et de préparer le reste des ingrédients pendant cette attente.
Cette fois-ci c'était plutôt quatre heures de boulot, mais c'est parce que j'essayais de tout faire en même temps et aussi de préparer une soupe au miso à côté. Ma manie des premières expériences culinaires ambitieuses me joue souvent des tours, ces quatre heures étaient intenses, mais cette fois ça a porté fruit. J'ai beaucoup appris, et puis c'était délicieux. La question maintenant c'est qu'est-ce que je mets dans les suivant...Cinq infusions plus tard, j'ai soudain l'impression d'une course de chevaux dans mes veines.
C'est fou quand même comme l'énergie de ce thé est écrasante. Un vrai raz-de-marée, on pourrait s'y noyer. Plus aucune trace de léthargie ça c'est sûr. La dégustation doit s'arrêter là sinon je risque la crise d'angoisse.
C'est un peu dommage, ça m'avait aussi fait ça la dernière fois. Peut-être que c'est tout simplement un thé à étaler sur deux jours, ou encore à partager en toutes petites tasses. Tiens, c'est une bonne idée ça. Mes invités s'en régaleront autant que moi et son côté liquoreux puissant en fera un bon allié des fromages et desserts, pourvu qu'ils soient un peu délicat.Une pensée entraînant l'autre, je me demande maintenant comment intégrer du matcha dans mes sushis et quels ingrédients s'accorderaient avec une sauce de thé réduite...
Quand je disais que c'était une idée fixe.

