dimanche 9 mars 2014

1994 – Galette n°23, Dehong, M3T


Informations et provenance : Échantillon offert par Lionel du blog "Mon Senchado" (anciennement "Émotions de Thé") que je remercie chaudement pour sa générosité.
Je n'ai pas trouvé énormément d'informations au sujet de ce thé -- hormis qu'il s'agit d'un shu acheté à la belle époque de la M3T, rien...
Si, quand même : un joli compte-rendu de dégustation par Philippe de la Galette de Thé, dont je regrette la perte des commentaires car je suis certaine qu'ils auraient été instructifs ! Si quelqu'un en sait plus, je suis toujours intéressée par plus d'informations.
EDIT:
On m'apprend qu'il s'agit d'un thé provenant de la région de Dehong. ^^ Toujours pratique à savoir, merci à qui se reconnaîtra.


Détails d'infusion : 6 gr. / 100 ml en XiShi "écrasée" DuanNi. Eau filtrée Brita, chauffée en continu à 100°C en bouilloire de verre. Deux rinçages flash. Temps d'infusion : 5s. - 10s. - 15s. - pause - 25s. - 30s. - 35s. - pause pour la nuit. Reprise le lendemain : 40s. - 45s. - 50s. - 60s. - 1m.20s. - 1m.45s. - suite au jugé. Total de 16 infusions.


Vue : Un échantillon sombre, fortement compressé -- des morceaux compacts dont le poids m'étonne, moi qui suis habituée au maocha et aux galettes qui se délitent quand on souffle dessus. C'est un dépaysement intéressant qui m'intrigue et m'accroche à la fois. La liqueur est quand à elle absolument superbe, d'un magnifique rouge sombre, vif quand la lumière s'étale dedans et parfaitement limpide.


Odeur : Terreuse, terreau -- terre sèche cependant, non humide. L'odeur est un peu poussiéreuse, exactement comme lorsqu'on pique du nez après avoir trébuché sur une racine et qu'on se retrouve en contact intime avec le sol. Une petite douceur sucrée se laisse toutefois deviner là où la terre "réelle" serait plus acide... Lorsque les feuilles ont subi deux rinçages, l'odeur de terreau, de cave sèche et propre se confirme. Le couvercle de la théière poursuit dans des notes intéressantes de pain, non pas la levure mais la mie légère et sucrée du pain blanc.


Goût : Le goût est très doux, ça contraste avec les autres shu âgés que j'ai goûté jusqu'ici. Honnêtement presque indescriptible -- c'est doux et rond, les saveurs se traduisent en couleur avant d'être vraiment définissables... Trois infusions plus tard, c'est toujours aussi flou. Ce n'est pas grave, je profite et savoure. On verra après avoir mangé un brin.
Trois heures plus tard, je sèche toujours au niveau de la description des arômes ! C'est un peu comme si tous les termes qui me viennent en tête sont adjectifs et non qualificatifs -- doux, rond, ample, caressant, fluide, pur... Je jette l'éponge ! ^^ Et je savoure.


Texture : "Propre" est le premier terme qui me vient à l'esprit. Étrange, non ?
Sinon bien sûr les adjectifs précédemment cités sont ceux qui décrivent le mieux cette liqueur : doux, rond, ample, caressant, fluide, pur... propre... relaxant... intéressant. :) Beaucoup plus intéressant le soir que le matin d'ailleurs, même si la dégustation s'est poursuivie sans fausse note -- si j'avais pu recommencer cette dégustation, je l'aurais commencée un peu plus tôt pour la poursuivre jusqu'à tard dans la nuit.


Sons : "Ruska" par Apocalyptica, qui n'a en commun avec leur remake de "Nothing Else Matters" que son intensité et la sonorité magnifique du violoncelle.
La pièce est difficile à décrire, autant que le thé lui-même -- une mélodie de piano triste et mélancolique, un accompagnement de violoncelle puissant et décidé, et par-dessus tout cela une aria qui donne un sentiment d'inévitable. "Ruska" est un terme finnois qui décrit l'automne et la couleur rouge et dorée des feuilles mortes -- une poésie en musique. Difficile de trouver titre plus approprié.


Couleurs : Filaments rouges et bleus, sombres et brillants à la fois, qui serpentent autour d'éclats blanc lumineux sur un fond noir d'encre. À ce stade, une image vaut mille mots...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire